L'informateur

 

 

 

Cette histoire a été spécialement sponsorisée par Pedocobo le cousin du très fameux Pedobear.


 

Tout était calme dans la Vieille Gridania hormis qu’un miqo’te profitait des ombres grandissantes du début de soirée pour se faufiler jusqu’à la porte d’une certaine maison.

Aksa, car c’était lui, jeta un coup d’œil aux alentours. Quelques gridaniens vaquaient encore à leurs occupations mais personne ne faisait attention à lui. Rassuré, il frappa cinq coups cadencés sur la porte en face de lui.

tap tap-tap tap tap

Pas de réponse. Il recommença.

tap-tap tap tap-tap

Toujours rien. Aksa tourna la poignée et la porte s’ouvrit, laissant la place à l’obscurité qui régnait à l’intérieur. Sur ses gardes, le miqo’te sortit une dague de l’une de ses bottes puis il pénétra dans la maison en refermant la porte derrière lui. Les bruits extérieurs assourdis ne masquaient plus les sons étouffés provenant de la pièce en face de lui, le salon d’après ses souvenirs.

Il s’approcha sans bruit, tâtant le sol du bout du pied à chaque pas et jeta un coup d’œil par l’entrebâillement. Un bahut, une table avec quelques chaises, deux tableaux aux murs, voilà tout ce qu’Aksa pouvait apercevoir. Il entendit un nouveau gémissement provenant de derrière la porte.

La dague dans la main gauche, il poussa doucement le battant avec la droite. Là, dans le salon, l’attendait une vision des plus déconcertante.

Après plusieurs secondes de déconnexion nerveuse, Aksa remit la dague dans sa botte, s’appuya contre le chambranle de la porte et croisa les bras en regardant la scène qui se déroulait devant lui.

Un élézen était assis dans un des fauteuils qui, avec un canapé, entouraient une table basse. La tête en arrière et les yeux fermés, il laissait échapper de petits gémissements tandis qu’une lalafelle était occupée à lui faire une fellation.

Le miqo’te fit une grimace en voyant la petite langue aller et venir. De tous les passe-temps de Kilianaux, celui-là était vraiment celui qu’il aimait le moins. Il vit alors la lalafelle prendre le sexe dans sa bouche et faire des va-et-vient alors que les gémissements de l’élézen s’intensifiaient. Il posa les mains sur sa tête et laissa échapper un râle de plaisir en frissonnant.

La lalafelle releva la tête l’air absente, un filet blanchâtre coulant de sa bouche. Son regard se focalisa peu à peu et elle sursauta lorsqu’elle découvrit Aksa dans l’encadrement de la porte.

- Kilianaux, dit-il d’un air nonchalant, il va falloirr que tu aprrennes à ferrmer ta porte.

L’interpellé tourna la tête et sourit à son visiteur.

- Cela fait partie du jeu mon cher.

Aksa secoua la tête.

- Je ne sais pas comment tu fais, j’aurrais l’impression de fairre ça avec un enfant.

L’élézen se releva, referma son pantalon et lança un regard à la lalafelle.

- Laisse-nous s’il-te-plaît.

Cette dernière sortie sans un mot et referma la porte derrière elle, non sans jeter un regard à Aksa au passage. Lorsqu’ils furent seuls Kilianaux donna une accolade chaleureuse au miqo’te.

- Aksa Dia, mon ami, cela fait longtemps que nous ne nous étions pas vus. Que me vaut le plaisir de cette visite impromptu ?

Il s’écarta et invita le miqo’te à s’avancer.

- Mais tout d’abord installe-toi. Tu veux quelque chose à boire ? Je viens de recevoir quelques bouteilles d’un excellent vin.

- Ce n’est pas de refus, mais un verrre seulement, répondit-il en s’asseyant confortablement dans le canapé.

Kilianaux sortit deux verres à pied et une bouteille du bahut qu’Aksa avait aperçu plus tôt. Il les posa sur la table basse d’un geste élégant puis versa le liquide rouge sang.

Aksa prit le verre qui était en face de lui. Il fit tourner le vin dans son conteneur pour en admirer la robe puis il huma son odeur avec plaisir et en avala une petite gorgée.

- Hmm… excellent ! Où t’es-tu prrocuré ce vin ? Pourrais-tu m’en avoirr quelques bouteilles ?

L’élézen acquiesça d’un air bon enfant. Aksa reposa le verre.

- Mais trrêves de bavarrdages. Je suis venu pourr avoir des rrenseignements.

- Dis-moi tout.

- Une nouvelle bande de brrigands attaque les marrchands qui viennent à Grridania. Je veux savoirr où ils se cachent. Je sais que rrien de ce qui se passe dans le coin ne t’échappe.

Kilianaux se carra dans son fauteuil. Sa mine enjouée avait laissé la place à un masque impénétrable.

- Tu connais mes tarifs l’ami.

- Bien sûrr, je ne suis pas venu les mains vides.

Aksa sortit une bourse cliquetant de sa poche et la déposa sur la table basse. Voyant cela, le visage de l’élézen se détendit et il sourit.

- J’aime toujours faire affaire avec toi l’ami. Je te ferai parvenir ce que tu m’as demandé avec les bouteilles.

- Merrci beaucoup Kilianaux, je compte surr toi.

Le miqo’te finit son verre avec délectation puis il se leva et se dirigea vers une porte différente de celle par laquelle il était entré. Après un long couloir il ressortit dans une partie déserte de la Vieille Gridania. La nuit était belle et il décida d’aller se tremper les pieds dans le ruisseau qui coulait non loin de là pour se détendre.

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