Golems et ao ra

Aksa s’assit sur son lit et s’étira avec volupté, rien ne vaut une bonne nuit de sommeil pour se débarrasser de la fatigue de la veille. Il leva les yeux et vit que l’arhiman en peluche en face de lui le fixait.

- Tiens, que fais-tu tourrné dans ce sens ? Tu es sensé surveiller la porte.

Il attrapa son pantalon, l’enfila sur son corps nu puis scruta son reflet dans la psyché qui était aux pieds de son lit. Ses cheveux formaient des épis, trahissant les heures de proximité avec l’oreiller. Il saisit un peigne et ordonna ses mèches bleues. Voilà qui était mieux. La fraîcheur du carrelage lui rappela alors qu’il était toujours pieds nus.

- Il faut vrraiment que je pense à m’acheter un tapis, dit-il l’air pensif.

Il jeta un dernier regard au miroir et passa une main dans ses cheveux pour les ébouriffer un peu. Satisfait, il mit ses bottes et se dirigea vers la porte de sa chambre. Au passage, il retourna l’arhiman, prit les lunettes de soleil posées à côté et les mit. Cette fois il était prêt.

Sa chambre donnait sur un long couloir qu’il emprunta. Les portes des quartiers de ses camarades se succédaient les unes après les autres. Il déboucha sur la salle principale de la maison de guilde où plusieurs personnes s’affairaient déjà. Une hyurgothe assise à une table passait en revue une pile de documents. Le miqo’te s’approcha d’elle et l’embrassa dans le cou.

- Belle Alfrrida, à quoi es-tu occupée de si bon matin ?

- Les affaires de guilde Aksa, répondit-elle avec un sourire.

- Tu ne laisserais pas ces papiers pour prrofiter de ton miqo’te préféré ? lui murmura-t-il à l’oreille.

Elle se retourna sur sa chaise et le détailla du regard des pieds à la tête.

- Te voir torse nu est toujours tentant mon beau mais je dois finir ça.

- Tu sais ce que tu laisses s’échapper, dit-il en se tapotant les abdos.

Alfrida le regarda d’un air surpris puis éclata de rire.

- Aksa, tu sais toujours quoi me dire pour me remonter le moral.

- A ton serrvice, fit-il en esquissant une révérence. Mais je dois te laisser, une petite promenade matinale me fera le plus grrand bien.

- Alors à plus tard, j’ai encore du travail devant moi.

Aksa sortit dans le jardin, l’air frais laissait une agréable sensation sur sa peau. Il se dirigea vers les potagers à sa gauche et jeta un coup d’œil aux plantations. Les carottes avaient bien poussées tandis que les lys se faisaient désirer. Il arrosa tous les plants puis se tourna vers les écuries et mit ses mains en porte-voix.

- Golgoth, c’est l’heurre de se lever !

Un chocobo au plumage d’un bleu vibrant surgit des écuries. Il fonça vers le miqo’te, fourra sa tête dans le creux de son cou et la frotta contre son maître. Aksa caressa le long cou de l’oiseau en riant.

- Moi aussi je suis content de te voirr. Ça te dirait une petite séance d’entraînement ? On pourrait aller tuer quelques golems au Camp du Guet.

- Kwe kwe !

Le chocobo sauta de joie. Aksa alla alors chercher la selle avec laquelle il harnacha Golgoth puis il sauta sur son dos. Ils partirent au galop à travers les rues de Brumée, sautant par-dessus les murets et les gens qu’ils croisaient. Le miqo’te riait à gorge déployée. Le vent dans ses cheveux, la vitesse et le sentiment de liberté que cela lui procurait donnait des ailes à son cœur.

Ils sortirent de la zone d’habitation à proximité de la métairie du Coq rouge. Des champs s’étendaient à leur gauche tandis que des moulins à vent parsemaient leur droite, le long de la falaise. Ils foncèrent en direction de la haute-noscea. Le paysage défilait devant eux à une vitesse folle. Ils passèrent en trombe devant les portes de Port-aux-Vins puis aperçurent vaguement sur leur droite Castrum Occidens. Au lac d’airain, Golgoth s’éclaboussa joyeusement avec l’eau des marécages.

Ils arrivèrent en noscea extérieure et l’entraînement commença. Les golems ne posaient pas de réels problèmes à Aksa qui était un chevalier dragon aguerri. Les heures s’écoulèrent, ponctuées par le bruit des combats. Fourbus et couvert de sueur, les deux compères rentrèrent à la maison de compagnie.

Arrivés à Brumée, le miqo’te s’occupa d’abord de son chocobo puis alla prendre une douche rapide. Il enfila un pantalon taille-basse et de nouvelles bottes puis sortit dans le jardin. Une miqo’te et un hyur discutaient avec animation. Aksa embrassa M’djaala dans le cou et enlaça la taille de Vagrant.

- Bonjourr ma belle, salut mon beau.

- Aksa ! Comment va notrrre sexy boy ?

- En parfaite forrme après un petit entrainement matinal et une bonne douche.

Le miqo’te aperçu alors, par-dessus le toit des voisins, Mikumi en contrebas en compagnie d’un autre ao ra.

- Oh, je viens de voirr quelque chose d’intéressant. Je vous laisse.

Aksa fit un petit geste à leur intention et descendit les escaliers. Le temps qu’il arrive en bas, Mikumi riait à gorge déployée.

- Mikumi, nous aurais-tu rramené une nouvelle recrue ?

Le nouveau venu sursauta et rougit comme une pivoine lorsque le miqo’te l’aborda.

- Laisse-moi te regarder de plus prrès, dit-il en s’approchant. Hmmm, tu es grand mais tu es un peu gringalet pour ta taille.

Aksa tâtait les muscles de l’ao ra paralysé.

- Un peu d’entrrainement te ferait le plus grand bien. J’ai un ami qui pourrait te concocter un programme sur 1 mois pour commencer. Il est strict mais très gentil.

Il sourit et fit un clin d’œil amusé à l’ao ra qui n’avait toujours pas ouvert la bouche.

- J’espère que nous pourrons fairre plus amples connaissances plus tard.

Aksa retourna à la maison, les prochaines semaines promettaient d’être intéressantes.

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