Revanche pour un ami (épopée 3.0)

 

 

J’avais laissé s’échapper l’Archevêque et ses sbires mais deux asciens avaient péri. Je pris quelques temps pour me reposer et recouvrer mes forces puis je m’enfonçais plus profondément dans le navire amiral.

J’arrivais au réacteur de singularité, la figure imposante du primordial Thordan m’attendait, flanqué de ses sous-fifres. Je saisis fermement ma lance dans mes mains, l’heure n’était plus aux discussions stériles, les armes devaient parler.

Combattre 13 primordiaux ne fut pas une mince affaire, même si individuellement les chevaliers n’arrivaient pas à la cheville d’autres entités que j’avais combattue par le passé. A quel point étaient-ils faibles pour finir comme ça après transformation ? Le combat fut néanmoins très rude, je finis essoufflé et recouvert de blessures, appuyé sur ma lance. Les corps de mes ennemis gisaient autour de moi.

Un mouvement à ma droite attira mon attention, l’un d’eux semblait encore s’accrocher à sa misérable vie. Je me relevais péniblement et m’approchais du chevalier. Il rampait avec difficulté dans une tentative de se saisir de son arme.

Je posais un pied sur l’épée et l’envoyait glisser à plusieurs mètres de là. Le chevalier releva la tête et darda vers moi un regard rempli de haine. Ce visage… un sourire s’épanouit sur mes lèvres, je m’accroupis à son côté, lui attrapais les cheveux et l’obligeais à me regarder bien en face.

- Zephirin, merci d’être toujourrs en vie. Tu n’imagines pas à quel point j’ai attendu que nous nous retrouvions dans cette position.

J’eus droit à un rictus pour seule réponse. Ce n’était pas grave, je n’attendais pas de réponse de sa part, je ne VOULAIS pas de réponse car le sourire d’Haurchefant me hantait depuis ce jour-là.

Zephirin dut voir un changement en moi car sa haine se transforma peu à peu en peur. J’approchais mon visage du sien jusqu’à sentir son souffle chaud et saccadé.

- Tu veux vivrre ? Je pourrais te ramener à Ishgard afin que tu sois jugé pour tes crimes.

Il tressauta, ses yeux s’agrandirent et du sang coula de sa bouche. Je l’avais transpercé de ma lance sans même attendre qu’il parle.

- Mais je ne connaitrrai pas la paix tant que tu seras en vie.

Je retirais mon arme d’un coup sec et laissais Zephirin s’écrouler. Des soubresauts me secouèrent, un rire profond et sauvage s’échappa de mes lèvres, ma vue se brouilla. Mes larmes coulaient toutes seules.

Une main se posa sur mon épaule, c’était Estinien qui m’avait rejoint. Déçu d’être arrivé à la traîne, il se dirigea vers le corps de l’Archevêque. Il revint vers moi, un œil dans chaque main, les yeux de Nidhogg. Il se figea. Les yeux se mirent à briller de plus en plus.

Devant mes yeux ébahis se déroula une scène que je n’aurais jamais imaginé, même dans mes pires cauchemars. Le corps d’Estinien commença à se déformer, à s’étendre et un dragon se dressa bientôt devant moi. Pas n’importe quel dragon, Nidhogg en personne ! J’avais déjà vu des primordiaux s’incarner dans une personne vivante mais là il s’agissait d’un dragon, un dragon mort ! Comment cela pouvait-il être possible ?!

Le dragon déploya ses ailes et s’envola dans les cieux d’Azys Lla, sans que je puisse rien faire pour l’en empêcher. A peine avait-il quitté les lieux que le plafond commença à s’écrouler. Midgardsormr apparut à mes côtés et m’emmena loin de là.


Aksa

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