Espoir et haine (épopée 3.2)

Galvanisé par notre victoire contre les autres cités-états durant la manœuvre, sire Aymeric décida que le moment était propice pour la cérémonie de paix avec Vidofnir.

De nombreuses personnes étaient venues assister à ce sommet historique, la place était remplie de spectateurs impatients de voir la dragonne et Sire Aymeric discuter du futur. Mais, forts de la triste expérience de la fois d’avant, la sécurité avait été renforcée.

Répondant aux attentes de chacun, un dragon apparut bientôt à l’horizon et Vidofnir vint se poser avec précision aux côtés de Sire Aymeric devant le drap blanc qui recouvrait l’œuvre sur laquelle les sculpteurs d’Ishgard avaient travaillés sans relâche.

Le Capitaine général tint un discours rempli de ferveur et d’émotions, demandant à ceux qui portaient toujours la vengeance dans leur cœur de déposer leurs armes. Tout cela pour le bien et le futur de leur nation et de leurs proches. Je ne pus m’empêcher d’observer les réactions de ceux présents et je vis que les paroles avaient fait mouche. L’air décidé de certains et les larmes d’autres ne laissaient pas de place au doute, cette fois le peuple d’Ishgard était bien décidé à briser le cercle vicieux dans lequel il était enfermé depuis 1000 ans.

Aymeric fit un signe de la main et le drap tomba, révélant une sculpture représentant Shiva et Hraesvelgr. Leur amour pur et transcendant les espèces était le symbole idéal pour cette paix nouvellement acquise.

Mais dans notre joie nous avions oublié que notre ennemi n’avait pas disparu et qu’il était même plus puissant qu’avant.

Estinien sauta sur la dragonne et lui planta sa lance dans le dos, éclaboussant au passage la sculpture de son sang. Aymeric saisit l’arc d’un garde et tira une flèche sur lui mais une telle attaque ne pouvait atteindre le grand dragon. Car oui, l’enveloppe était peut-être celle d’Estinien revêtu de son armure devenue écarlate mais celui qui parlait n’était autre que Nidhogg. Preuve en était les énormes yeux qui avaient fusionnés avec le métal, un sur l’épaule et l’autre sur le bras.

Nidhogg se mit alors hors de portée des gardes en haut d’une tour et déversa son venin sur la foule avant de reprendre sa véritable apparence et de disparaître dans les cieux. Loin d’être impressionnés, les gens se mirent à réclamer la mort de Nidhogg à grands cris.

Quel traité de paix était-ce donc là ? Les spectateurs étaient venus le cœur rempli d’espoir et repartaient la haine aux lèvres.

Heureusement, Alphinaud m’apprit plus tard que la vie de Vidofnir n’était pas en danger et qu’elle avait été transportée à l’Annexe Trine pour être soignée.

Lorsque les choses se furent un peu calmées, le jeune élézen demanda à me parler. Il ne voulait pas voir un autre de ses compagnons disparaître sous ses yeux et il avait la ferme intention de sauver celui qu’il considérait bien plus que comme un ami mais comme un compagnon, un frère. Il souhaitait avoir mon soutien dans cette entreprise.

Il n’avait pas besoin de me le demander car mon soutien lui était acquis. Moenbryda, Wilred, Haurchefant, Ysayle, Minfilia et tant d’autres plus anonymes. Je ne pourrais jamais leur faire face si je n’arrivais pas à sauver celui qui était devenu notre ami durant notre périple sur les terres de Dravania. Il était grand temps de nous préparer à affronter le grand dragon qui avait pris possession de lui.


Aksa

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