De fourrure et d'écailles (épisode 4)

 

 

Pedocobo vous informe que cet épisode pourrait ne pas convenir aux âmes les plus sensibles.

 

Episode précédent :

De fourrure et d'écailles (prologue)

De fourrure et d'écailles (épisode 1)

De fourrure et d'écailles (épisode 2)

De fourrure et d'écailles (épisode 3)


 

La nuit était calme dans la forêt de Sombrelinceul. La lueur de Menphina et de Dalamud qui éclairait le sous-bois était bien assez suffisante pour qu’Akash’a puisse y voir parfaitement.

La journée avait été éreintante. L’entraînement était dur bien entendu mais, même s’il ne s’en rendait pas compte, la pression psychologique qui pesait sur ses frêles épaules était énorme. Lorsqu’elle devenait trop forte, le jeune miqo’te avait pris l’habitude de se réfugier près d’un petit lac qu’il avait découvert par hasard. Ecouter le doux clapotis de l’eau et le croassement des grenouilles l’apaisait. Parfois, il se laissait porter par l’onde et oubliait, pour un temps, ce qui l’entourait.

Cette nuit-là, Akash’a était triste. Il ne semblait pas faire de véritables progrès au combat à la lance et sa mère ne lui adressait pas le moindre regard. Il savait qu’il devait redoubler d’efforts. Il s’assit contre un arbre et ferma les yeux en poussant un soupir. Il se concentra sur ses autres sens et laissa les divers stimuli l’envahir. La fraîcheur du sol sous lui, la douceur de l’herbe  sur ses doigts, les bruits de l’eau et des petits animaux dans les fourrés, tout créait un monde dont le garçon était la source, le centre et le fondement.

Akash’a perçu un bruit inattendu dans son havre de paix et la magie se brisa. Il lui semblait avoir entendu des voix. Qui était-ce ?

Il se faufila sans faire de bruits dans la direction d’où était venu les voix. L’une d’elle semblait être celle de son oncle tandis que l’autre… non, elle était trop basse, il n’arrivait pas à savoir à qui elle appartenait. Il s’approcha plus près et put enfin donner un sens à la conversation qui se déroulait non loin.

- Oncle Mikh’to arrête s’il-te-plaît. C’est bizarrrre.

- Détends-toi, tu n’as pas à avoir peurr. C’est tout à fait normal de faire ce genre de choses dans une famille.

- Oncle Mikh’to, ça chatouille.

Un frisson glacé parcourut Akash’a. Il écarta les buissons brusquement et se figea quelques secondes. Son cerveau avait du mal à comprendre et à accepter la vision qui s’était révélée à lui : Mikh’to assis sur une vieille souche, Menphi sur ses genoux, la jupe remontée jusqu’à la taille. Le miqo’te avait enfouit son visage dans le cou de la fillette de 6 ans tandis que l’une de ses mains était posée haut sur ses cuisses et ses fesses. Il leva des yeux durs et froids vers Akash’a alors que son autre main glissait lentement jusqu’au cou de Menphi.

- Grand-frrrère !

- Que… que faites-vous ? dit Akash’a avec difficulté.

- Je te conseille de ne pas faire de bêtises mon petit. Tu ne voudrais pas qu’il arrive quoi que ce soit à ta chèrre petite sœur.

Ces mots transpercèrent le jeune miqo’te. Qui était cette personne ? Ce n’était pas l’oncle dont il avait l’habitude. Le Mikh’to qu’il connaissait était souriant et aimant, il savait toujours comment le réconforter. Au contraire, celui qu’il avait en face de lui avait un feu malsain dans le regard.

- Approche Akash.

Comme mû par une force irrésistible, le garçon s’avança d’une démarche mécanique, le corps tendu comme une corde d’arc. Il avait peur… peur de cet inconnu qui avait pris possession du corps de son oncle.

- Que vais-je bien pouvoir faire de toi maintenant que tu as posé les yeux sur une chose que tu n’aurais jamais dû voir ?

- Mon oncle, laisse partir Menphi !

Mikh’to réfléchit quelques instants puis un sourire carnassier s’épanouit sur son visage.

- Je peux bien accorder cela à mon neveu préférré. Mais en échange tu devras faire tout ce que je te dirai à partir de maintenant.

- Quoi ?

- Tu m’as très bien compris, dit-il en augmentant la pression sur le cou de la fillette. J’attends ta rréponse.

- Je… je ferrai tout ce que tu veux, répondit Akash’a en serrant les poings.

- Ça c’est un bon garçon. Maintenant déshabille-toi.

- Mais tu avais dit que…

- Pour qui me prends-tu ? Elle va rester avec nous jusqu’à ce que nous en ayons fini.

Akash’a n’avait pas le choix, la vie de sa sœur reposait désormais entre ses mains. Il commença par déboutonner sa chemise en tremblant et la laissa tomber au sol. Les yeux que Mikh’to braquait sur lui le mettaient très mal à l’aise et éveillaient en lui des sentiments qu’il ne connaissait pas.

Il enleva ses sandales et défit son pantalon qui glissa sur ses jambes. Il jeta un coup d’œil à son oncle qui lui fit un signe de tête pour l’inciter à continuer. Quand il posa les mains sur son caleçon son tremblement redoubla mais il ne pouvait échapper à ce regard brûlant. Quelques secondes plus tard, son sous-vêtement ne fut plus d’un souvenir.

- Oncle Mikh’to, Pourrrquoi grand-frère est tout nu ?

- Ma chérie, Akash a été un mauvais garçon, lui répondit-il avec un grand sourire. Il doit être puni.

Il posa la fillette à côté de lui et se tourna de nouveau vers son neveu.

- Viens ici que je puisse te toucher.

Akash’a s’avança de nouveau avec raideur et tressaillit lorsque son oncle lui attrapa le menton et l’attira vers lui.

- Oui, voilà l’exprression que je voulais voir sur ce visage.

Il se mit à parcourir le corps du garçon avec ses mains, caressant, frôlant, malaxant. Chaque endroit où il touchait envoyait une série de frissons dans le corps du garçon et plus Akash’a se crispait plus un sourire malsain s’épanouissait sur le visage de son oncle. Le souffle de celui-ci commença à se faire saccadé et, n’y tenant plus, il sortit son sexe dressé de son pantalon. Le garçon eut un mouvement de recul en le voyant mais Mikh’to passa un bras autour de sa taille et le serra contre lui.

- Ne bouge pas, lui souffla-t-il à l’oreille.

Il frotta son membre sur le ventre du garçon d’abord doucement puis de plus en plus vite. Ses gémissements remplissaient la tête d’Akash’a, de plus en plus mal à l’aise.

- Mon oncle arrête, tu me fais peurr. Arrête s‘il-te-plaît.

Mikh’to ne répondit pas mais resserra son étreinte et ses gémissements se firent plus forts. Il eut un soubresaut tandis qu’une matière chaude et gluante s’étalait sur la peau du garçon. Lorsque son halètement se fut calmé, Mikh’to se releva et referma son pantalon. Il releva la tête d’Akash’a pour le regarder dans les yeux.

- On va en rester là pour cette fois. Si tu sais ce qui est bon pour Menphi, tout cela restera notre petit secrret.

Lorsqu’il eut disparu entre les arbres, Akash’a s’effondra à genoux. Il tremblait autant qu’une feuille dans le vent d’automne. Il serra ses bras autour de lui l’estomac au bord des lèvres.

- Grand-frrrère ça ne va pas ? demanda Menphi inquiète. Tu as mal quelque part ?

- Je vais bien, ne t’en fais pas. Tu veux bien me donner mes affaires ?

Elle sauta de la souche et lui tendit ses vêtements. Il attendit que son corps se calme puis se leva, s’essuya avec son caleçon et s’habilla lentement.

- Viens Menphi, nous devons rentrer à la maison.

Les deux enfants prirent le chemin du retour. Une fois qu’il se fut glissé dans son lit, Akash’a se roula en boule et pleura en silence. Il ne comprenait pas ce qui venait de lui arriver. Il ne comprenait pas que son enfance et son innocence venaient de s’envoler pour toujours. Il ne comprenait pas mais il avait le sentiment que les choses n’allaient pas en rester là.


Aksa

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