Révolution (épopée 3.0)

 

 

Les hérétiques dispersés et les combats finis, nous rentrâmes au manoir des Fortemps.  En la présence du Comte et de Sire Aymeric, nous révélâmes ce que nous avions accompli et appris. Les nouvelles que nous apportions pouvaient bouleverser les fondements même de la société d’Ishgard.

Le Saint-Siège devait être au courant ou plus précisément cachait la vérité depuis plusieurs siècles. S’en était trop pour Sire Aymeric, il avait besoin de savoir qu’elle était la position de l’Archevêque dans cette histoire et ce qu’il comptait faire à partir de maintenant. Rien de ce que nous aurions pu lui dire l’aurait fait changer d’avis.

L’Archevêque allait-il l’écouter ou l’accuser de trahison ? Pour parer à toute éventualité, nous décidâmes de contacter les révolutionnaires. Sachant les informations que Sire Aymeric, nous avions bon espoir qu’ils acceptent de nous aider. Nous devions, pour cela, rentrer en contact avec leur chef, la « Bâtarde ». Malheureusement, la population de Brouillasse n’avait aucunement l’intention de nous renseigner.

Avec l’aide de Gibrillont, le tavernier du Chevalier oublié, nous pûmes enfin obtenir quelques indices sur la Bâtarde. Ces indices ne nous permirent toutefois pas de trouver la personne que nous cherchions. Mais notre investigation ne passa pas inaperçue et c’est elle qui finit par nous trouver.

Hilda, de son véritable nom, accepta de nous parler en privé mais nous fûmes interrompus par Sire Charibert, un chevalier de l’Azur. Un combat éclata entre nous et les soldats du Saint-siège. Sans l’aide d’Haurchefant, nous n’aurions probablement pas pu en sortir vainqueur, et grâce à l’apparition de Lucia, la subordonnée de Sire Aymeric, Sire Charibert décida d’effectuer un repli stratégique.

Elle nous appris alors la terrible nouvelle. Sire Aymeric avait été emprisonné pour hérésie et seule la moitié des templiers lui était encore loyale. Nous ne saurons jamais réellement quelle raison poussa Hilda à accepter de nous aider.

Le plan était simple, Hilda allait se servir de ses contacts dans les grandes maisons pour faire croire à une attaque d’hérétiques. Pendant ce temps-là, j’irai trouver l’Archevêque dans ses appartements pour le mettre aux arrêts tandis que Lucia, Alphinaud, Haurchefant et Estinien s’infiltreraient dans les geôles pour secourir Sire Aymeric. Un plan simple et direct qui aurait dû se dérouler sans accrocs.

C’était sans compter avec les pouvoirs étranges dont les chevaliers de l’Azur firent preuve. Nous réussîmes, néanmoins, à éliminer les obstacles qui s’étaient dressés sur notre chemin. Mais l’Archevêque et ses hommes étaient sur le point de monter à bord d’un aéronef. L’autre groupe me rejoignit. Sire Aymeric était blessé mais vivant, enfin une bonne nouvelle.

Haurchefant et moi nous lançâmes vers l’Archevêque, nous devions à tout prix l’arrêter avant qu’il ne s’envole. Je l’entendis pousser un cri d’alarme derrière moi. Je me retournais et vis une lance de lumière qui m’était destinée s’abattre sur son bouclier. L’attaque était puissante mais je savais que mon ami ne faiblirait pas. Au final, ce fut le bouclier qui céda en premier, la lance de lumière le brisa et traversa le corps d’Haurchefant de part en part. Je le vis s’effondrer au ralenti, comme dans un rêve ou plutôt un cauchemar.

NOOOOOOOOON !!

Haurchefant, mon très cher ami, rendit l’âme sous mes yeux. L’Archevêque avait profité de la confusion pour s’enfuir mais j’avais eu le temps d’apercevoir celui qui était responsable de cette tragédie, Sire Zephirin…

L’atmosphère était lourde sur le chemin du retour. Nous avions délivré Sire Aymeric mais aucun de nous ne considérait cela comme une victoire. Le pire avait été de voir le Comte de Fortemps accablé par le chagrin. A cette vue, ma gorge se serra et je me jurais de faire payer les responsables…


Aksa

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