Ombres chinoises

Au départ tu n'étais rien,
Un souvenir pour demain,
Puis nous nous sommes croisés,
Assis sur ce canapé.

Un seul regard a suffi,
Un seul regard et je vis
Tout un univers bleu-vert,
Une vraie descente aux enfers.

Ton souffle chaud sur ma peau,
Tes lèvres et ton essence,
Auront raison très bientôt
De mon esprit, de mes sens.

Le tentateur de ma vie,
L'incube de mes nuits.
Ton sourire en dit long
Sur tes viles intentions.

Tu as volé ma raison,
Envoûté par ta chanson
La sirène du carnage,
Je ne vois que ton visage.

Qui viendra me libérer ?
Qui osera défier
Le démon rouge qui excite
Les ténèbres qui m'habitent ?

Je vis alors la naissance
D'un ange, d'un néphilim.
Je fus aussitôt happé,
Ebloui par sa beauté.

Néphilim immaculé
Et incube des enfers
Dansèrent et virevoltèrent
Dans le ciel azuré.

Ange et démon épuisés,
Leur éclat évanoui,
Disparurent à jamais
Dans l'ombre de la nuit.

J'emporte pourtant en moi
La sensation des doigts
Qui ont enflammés ma peau,
M'ont plongés dans le chaos.

Ma raison seule a tenue
Alors que mon corps perdu
Attend de voir son aimé,
Ange et démon partagé.


Aksa

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