La politique uldienne (épopée 3.0)

 

 

 

Tataru entra, toute essoufflée, dans la manufacture de Cielacier. Raubahn avait des nouvelles de la sultane et nous demandait de le rejoindre au refuge des sables. Cette nouvelle tombait pile au bon moment. Le manacutter avait besoin de derniers ajustements et nous ne savions pas quoi faire en attendant. Nous fîmes parvenir un message à Estinien pour lui expliquer la situation et nous mîmes en route.

Arrivés sur place nous pûmes constater que le général se remettait bien de son long séjour en prison. Il serait bientôt presque aussi fort qu’avant. C’était bon de le voir en bonne santé et rempli de ce feu intérieur qui l’avait toujours habité.

Les découvertes qu’ils avaient faites semblaient assez prometteuses. En effet, Dulala, la grande prêtresse de Naldthal, avait découvert qu’un important chargement d’un composant alchimique rare avait été livré au palais. Ce composant permettait de maintenir une personne dans un coma profond, proche de la mort. Il était, sans aucun doute possible, destiné à la sultane. Nous pouvions donc supposer qu’elle se trouvait en vie quelque part dans le palais.

Nous commençâmes notre investigation par la personne qui avait été la plus à même de verser ce poison dans le verre de la sultane, sa suivante Meriel. Elle avait quitté le palais peu après l’incident et était retourné au Bazar argenté. Nous devions être discret et lui faire dire où se trouvait la sultane et qui possédait l’antidote.

Les habitants du bazar nous confirmèrent que Meriel se trouvait bien là et nous indiquèrent même sa maison. Elle essaya de s’échapper lorsque nous l’abordâmes mais Raubahn lui bloqua le passage et la menaça. Il était probablement prêt à utiliser tous les moyens à sa portée pour lui faire avouer tout ce qu’il voulait savoir.

L’arrivée d’un gnome coupa court à l’élan du général et redirigea sa colère. Le seigneur Lolorito, car c’était bien lui, nous raconta sa version de l’histoire.

Les actions de Teledji Adeledji dans la plaine de Carteneau étaient, comme nous l’avions soupçonné, une couverture pour obtenir l’Arma Omega qui sommeillait en dessous. Lorsqu’il apprit le souhait de la sultane d’abdiquer et de créer une république, il décida de la faire assassiner et d’installer à sa place une descendante des Thorne, un pantin qu’il pourrait manipuler à sa guise. Lolorito, quant à lui, voulait que la sultane reste à sa place. Il engagea Meriel afin de remplacer le poison de Teledji par un puissant somnifère. Comme Ilberd connaissait ses pans, il lui demanda de mentir à propos de l'assassinat pour attiser la colère du général.

En parallèle, Lolorito s’était offert les services d’un grand nombre de Braves du cristal avant même qu’ils ne s’engagent dans la grande compagnie. Il avait promis à Ilberd de le soutenir dans sa quête de reconquête d’Ala Migho mais la haine qu’il éprouvait pour Raubahn était trop grande et ne servait pas les ambitions et il avait mis un terme à leur association.

Le seigneur Lolorito proposa alors de remettre les compteurs à zéro, après tout ce qui s’était passé. Cette situation ne satisfaisait personne mais nous n’avions pas le choix. D’un côté, ses actions le rendaient coupable de trahison envers le sultanat mais de l’autre, le général avait clairement assassiné un dignitaire sans qu’il ait pu avoir un procès équitable. Pour nous prouver sa bonne foi, le lalafel nous donna l’antidote pour la sultane et nous révéla qu’elle dormait tranquillement dans sa chambre. Il nous promis que nous serions également lavés de tous soupçons et Raubahn fut immédiatement renommé à la tête des Immortels.

De retour à Ul’dah, Bartholomew, le paladin qui gardait les quartiers de la sultane, nous laissa entrer sans nous poser de questions. Nous laissâmes le soin à Raubahn d’administrer l’antidote à la sultane. Je jetais un coup d’œil dans la chambre pour vérifier si tout se passait bien et assistait à une scène des plus touchantes. La sultane se portait bien.

Nous nous réjouissions du retour de la sultane lorsque le seigneur Lolorito nous révéla que les garlemaldais avaient construit un nouveau vaisseau qui rivalisait avec l’Agrius, le vaisseau que Midgardsormr avait abattu au péril de sa vie. Combien de secrets ce sale petit spriggan nous réservait-il encore dans sa besace ?!

Nous nous occuperions de Garlemalde en temps voulu, pour l’instant nous avions encore une chose à faire avant de retourner à Ishgard.

Yugiri nous avait dit que la 3° unité des Braves avait quitté le Glas des revenants en apprenant la défaite d’Ilberd. Seuls restaient ceux encore loyaux à Alphinaud. Le jeune élézen avait été profondément affecté par les événements et avait décidé de dissoudre la grande compagnie, non sans remercier au préalable ceux qui étaient restés fidèles à leur serment.

Nous fûmes accueillis au refuge des roches avec allégresse. Les Braves n’avaient reçu aucune nouvelle de leur commandant et ils étaient heureux de constater qu’il était toujours en vie. Ils ne laissèrent pas Alphinaud, ils avaient quelque chose de plus important à lui dire. Durant notre exil, ils avaient discuté entre eux et avaient décidés de rester fidèle à Alphinaud et ses idéaux quoi qu’il arrive. Bien sûr, le jeune commandant n’avait pas son mot à dire.

Alphinaud fut vraiment ému et pleura même de joie. Il n’en fallait pas plus pour lui redonner du baume au cœur.


Aksa

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