La fin de la folie (épopée 3.0)

 

 

Alphinaud resta au Refuge des Roches, pour coordonner les recherches concernant nos amis, tandis que je rentrai à Ishgard. Je retrouvais Cid à la manufacture de Cielacier, il s’apprêtait justement à m’appeler par linkperle pour m’informer que deux manacutters seraient bientôt terminés. Je passais aussitôt au manoir de la maison Fortemps, Estinien m’y attendait. Il avait été mis au courant des derniers développements par Tataru et était revenu car il semblait que Nidhogg n’avait pas l’intention de sortir de son antre.

Ensemble nous allâmes voir sire Aymeric, il était grand temps de le tenir informé. A peine étions-nous arrivés qu’Alphinaud nous rejoignit. Le Capitaine Général des templiers fut à la fois surpris et étonné que l’alliance avec Cœur-de-Glace ait aussi bien fonctionné et heureux que la mort de Tioman ait accordé un sursis à Ishgard. Il nous restait un travail à accomplir, tuer Nidhogg.

Sire Aymeric et Alphinaud se portèrent tous deux volontaires pour l’opération mais le dragon céleste les renvoya promptement d’où ils venaient. Le Capitaine était le seul à pouvoir organiser les défenses de la Sainte Cité si nous venions à échouer et Alphinaud, malgré son pouvoir, n’était qu’un novice, surtout contre un adversaire tel que le grand dragon.

Les 2 petits aéronefs étant prêts, Estinien et moi partîmes sans plus tarder. Déjouer les vents tourbillonnants fut un jeu d’enfants avec ces petits bijoux. Les disciples des Forges de Garlond avaient bien travaillé. Nous pénétrâmes sans difficulté dans l’Aire mais c’est à ce moment que les problèmes commencèrent. Des dragons de toute taille et de toute forme sautaient sur nous à chaque tournant, arriver jusqu’à Nidhogg ne fut pas de tout repos.

Lorsqu’enfin la horde nous laissa tranquille, nous étions parvenus au cœur même de l’antre. Estinien leva l’œil au-dessus de sa tête et appela celui qu’il chassait depuis si longtemps. Le dragon se posa devant nous, sa haine, sa soif de vengeance était écrasante presque étouffante. Une éternité à torturer les ishgardais ne suffirait à l’étancher.

J’attaquais tandis que mon compagnon utilisait le pouvoir du dragon contre lui-même pour l’affaiblir. Même ainsi le combat fut terrible et je crus à plusieurs reprises que je n’entendrais plus les voix des personnes que j’aimais. Mais Estinien me protégea grâce à l’œil et le dragon finit par s’effondrer, vaincu. Je laissais le coup de grâce à celui qui attendait de venger sa famille depuis toutes ces années. Le sang de son ennemi imprégna son armure qui fut irrémédiablement teintée en rouge. Avant de succomber, Nidhogg tenta de prendre possession d’Estinien mais il résista.

Une vision d’un passé lointain m’assaillit alors. J’appris comment Haldrath, premier dragon céleste et fils du roi Thordan, rempli de regret après le meurtre de Ratatoskr et d'avoir pris les yeux de Nidhogg, avait refusé de succéder à son père ; comment certains des chevaliers survivants avaient décidé de raccrocher leur arme ; et comment seuls les chevaliers Fortemps, Haillenarte, Durendaire et Dzemael étaient restés pour se partager la cité et réécrire l’histoire.

Il y avait quelque chose qui ne collait pas dans cette vision, je ne savais pas quoi. Mais la vision était déjà terminée et je revins à la dure réalité. Tous les dragons avaient appris la mort de leur chef, nous n’avions pas le temps de nous reposer.

Nidhogg mort, seul Hraesvelgr avait désormais les réponses à nos questions. Nous retrouvâmes Ysayle à Zénith, perdue dans sa confusion, elle était restée là où nous l’avions laissée. Je soufflais de nouveau dans la corne des mogs et le dragon argenté vint à notre rencontre. L’œil que nous avions pris sur le cadavre de Nidhogg n’était autre que celui de son frère.

Une autre vision me fit alors voir la scène. Nidhogg, aveugle après sa défaite contre les chevaliers de Thordan, vient voir Hraesvelgr et lui appris leur traîtrise. Il enjoignit alors son frère de lui donner l’un de ses yeux afin d'accomplir sa vengeance.

Haresvelgr nous dit qu’il ne regrettait pas ce qu’il avait fait. La traîtrise des ishgardais, donc la mort de sa sœur et la folie de son frère, réclamait vengeance. Nous ne pouvions rien rétorquer à cela, il avait perdu toute sa famille à cause de mortels tels que nous et même sa bien-aimée n’était plus. Il nous ordonna alors de partir sans plus tarder car il ne voulait plus nous voir. Sans la présence de Shiva en lui il nous aurait déjà tous tué. Nous lui rendîmes son œil et partîmes pour Ishgard.

Durant le voyage de retour, nous nous demandâmes ce qu’il était advenu du second œil de Nidhogg mais le mystère restait entier.

Nous rentrâmes dans une Ishgard en flamme. Les hérétiques avaient attaqué durant notre absence, sans qu’Ysayle leur en ait donné l’ordre. Nous rencontrâmes mon ami Haurchefant qui nous amena là où la confrontation la plus intense allait exploser. D’un côté les hérétiques et de l’autre les soldats d’Ishgard se regardaient en chiens de faïence.

Ysayle s’avança alors entre les deux groupes ; elle annonça la mort de Nidhogg et déclara la fin de la guerre du chant des dragons. Mille ans de guerre, aucune des deux factions n’osait espérer qu’elle aurait une fin de leur vivant et pourtant nous avions pénétré dans l’Aire et en étions revenu, sinon intacts, du moins vivants.

Encore confus et incapable de pleinement apprécier la portée des paroles de leur chef, les hérétiques rangèrent leurs armes et firent volte-face. De son côté, Haurchefant empêcha les soldats de les poursuivre.

Quelques mots seulement avaient suffi à sauver la vie de nombreux citoyens de la sainte Cité. Quelques mots qui allaient se répandre dans le pays comme une trainée de poudre.

La guerre était finie.


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