L'origine de la guerre (épopée 3.0)

 

 

Le son de la corne n’avait pas fini de raisonner dans les ruines que nous vîmes Hraesvelgr tournoyer au-dessus de notre petit groupe et se poser devant nous. Il était magnifique et majestueux, il irradiait d’une immense force et d’une sagesse de plusieurs millénaires.

Le dragon ne fut pas ému par Ysayle ni par son assurance qu’elle était la réincarnation de Shiva. Cela le mit même en colère. Comment une simple mortelle pouvait-elle croire qu’elle avait accompli un tel prodige ? C’était impossible, il ne le savait que trop.

Il lui fit voir la dure et froide vérité. Les primordiaux ne sont pas des âmes invoquées mais le produit de notre imagination et de nos croyances. Rien de plus qu’une ombre.

Il y avait 1 200 ans le sacrifice de sa bien-aimée Shiva avait apporté 200 ans de paix et d’harmonie. Une paix brutalement brisée par le roi Thordan lorsqu’il apprit que la force des dragons réside dans leurs yeux. Dans sa soif de pouvoir il fit tomber Ratatoskr, la sœur de Hraesvelgr, dans un piège et lui vola ses yeux qu’il mangea avec ses chevaliers. Ce faisant, ils gagnèrent une grande puissance et purent tenir tête à Nidhogg qui fut le premier à apprendre cette traîtrise. Il réussit néanmoins à tuer le roi Thordan et plusieurs de ses chevaliers mais fut vaincu par les coups répétés des survivants.

Tel fut le début de la guerre du Chant du dragon.

Mais une autre révélation encore plus choquante nous attendait. Les chevaliers survivants sont les ancêtres de tous les ishgardais de nos jours. Ils ont consommé les yeux de Ratatoskr et de ce fait son essence s’est mélangée à la leur. Le sang du dragon coule dans les veines de tout un chacun à Ishgard. Lorsqu’ils boivent du sang de dragon, comme le font les hérétiques, ils se transforment alors en dragons et vont grossir l’armée de Nidhogg… Oui, les dragons qui ont été tués tout au long de cette guerre, et encore aujourd’hui, n’étaient autres que des citoyens d’Ishgard.

Nous étions tombés droit dans le piège de Nidhogg : l’extermination par la mort ou la défection. Bien que le terme « extermination » soit exagéré. Nidhogg veut une vengeance sans fin, qu’Ishgard soit pongée dans un tourment éternel.

Hraesvelgr finit par déployer ses ailes immenses et nous laissa seuls. Non sans nous avertir que la fureur de son frère n’aurait jamais de fin.

La personne la plus affectée par les paroles du dragon fut, sans aucun doute, Ysayle. Elle se retrouvait sans idéologie et sans but, accablée par le mensonge qu’avait été sa vie.

Nous la laissâmes en arrière et nous dirigeâmes vers l’est, vers l’antre de Nidhogg. Il ne nous restait plus qu’un seul recours pour mettre un terme à cette guerre et c’était de le tuer de nos mains. Mais il ne comptait pas nous laisser l’approcher aussi facilement, des vents impénétrables tournoyait sauvagement tout autour de son nid.

Une seule personne pouvait nous aider à traverser cette barrière élémentaire, Cid Garlond. Estinien resta sur place afin de « garder un œil » sur Nidhogg, tandis qu’Alphinaud et moi rentrâmes à Ishgard. Cid avait été engagé pour réparer le Protecteur, l’un des grands aéronefs qui protégeaient la ville. Nous le trouvâmes, sans surprise, à l’aérodrome en compagnie de Biggs et Wedge.

Selon lui, l’Entreprise ne ferait pas l’affaire, il nous faudrait un engin plus petit. Justement, il avait exactement ce dont nous avions besoin à la manufacture de Cielacier. Un projet commun de Biggs et Wedge, le manacutter.

Cet aéronef monoplace utilisait les cristaux corrompus pour convertir l’éther environnant en vent élémentaire, servant à sa propulsion. Seul défaut, il ne fonctionnait que dans des zones avec une forte concentration en éther de vent.

Nous étions très excités, avec ce petit bijou de technologie nous pourrions aller affronter Nidhogg au plus vite. Nous déchantâmes presque instantanément, le manacutter était un prototype qui n’était pas encore terminé. Nous n’avions pas le temps d’attendre une fois de plus ! Estinien était resté seul sous le nez de Nidhogg et rien n’assurait que ce dernier ne sortirait pas de son repère pendant notre absence pour aller récupérer son œil.

Mais les portes de la manufacture s’ouvrirent et nous eûmes un autre sujet de préoccupation sur les bras.


Aksa

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