L'incident

La journée avait été rude pour Aksa, les amalj’aa avaient attaqué la Petite Ale Mhigo et il avait fallu toute la vaillance de ses habitants et des soldats pour les repousser. Les Immortels avaient eu connaissance des mouvements de la tribu barbare peu de temps avant et avaient fait appel à tous les mercenaires présents dans la région pour les aider à défendre la ville.

Il était tard quand Aksa rentra à la maison de compagnie. Les lieux étaient déserts, tout le monde devait dormir. Le miqo’te alla directement prendre une douche bien méritée. L’eau chaude lessiva  la sueur et le sang qui s’était accrochés à sa peau. Requinqué, il entra dans sa chambre pour prendre un peu de repos.

Quelque chose clochait dans la pièce, Aksa n’aurait pas su dire quoi. Les muscles tendus, il alluma la lumière. Il jeta un coup d’œil alentour, tout semblait normal. Son regard revint vers le canapé devant lui, il le contourna.

- Kest ? Que fais-tu tout seul dans le noir ?

L’ao ra releva la tête, les yeux larmoyants.

- Mon ange, c’est terrible, j’ai… j’ai fait quelque chose de terrible.

Aksa s’agenouilla et prit les mains de son compagnon.

- Chéri calme-toi et raconte-moi ce qui s’est passé depuis le début.

- Je…

Kest soupira. Il resta silencieux quelques minutes, le temps de se calmer et de rassembler ses idées. Aksa souriait, l’encourageant à continuer.

- J’étais aux Vergers d’Estival près de Limsa Lominsa. Je m’étais assis sous un arbre pour lire un livre. J’étais en pleine lecture lorsqu’ils sont arrivés de nulle part.

L’ao ra se tut et détourna le regard. Aksa lui caressa la joue.

- Qui donc mon cœurr ? Dis-moi tout.

- C’étaient les mêmes personnes qui m’avaient abordé à Gridania la dernière fois. Ils ont recommencé à me dire que tu ne m’aimais pas et que tu me trompais.

- Jusque-là rrien de nouveau, dit le miqo’te avec un sourire en coin. Il s’est passé autre chose ?

- Oui… Ils ont parlé de Miku et d’Amy. Ils… ils ont dit qu’elles n’étaient que des traînées. Ils… ils ont dit des choses horribles…

Les larmes commencèrent à couler sur les joues de Kest. Aksa sentit à ce moment-là un frisson envelopper tout son corps et il fut pris d’un mauvais pressentiment alors même que son sourire disparaissait.

- Que s’est-il passé ensuite ?

- Je ne pouvais pas supporter qu’ils vous insultent de la sorte une seconde de plus. Je… j’ai perdu la tête. J’en ai attrapé un par la gorge et je l’ai soulevé. Il se débattait mais je serrais de plus en plus fort. Et puis… il y a eu ce craquement et… il n’a plus bougé.

Aksa sentit son sang refluer ; Il attrapa Kest par les épaules.

- T’ont-ils fait du mal ? t’es-tu occupé des autres ?

- Non, ils se sont enfuis.

- Qu’as-tu fait du corps ?

- Je… je l’ai enterré.

- Est-ce que quelqu’un t’a vu ?

- Non, je ne crois pas. L’endroit était désert.

Aksa se redressa. Les yeux perdus dans le vague, il se mit à marmonner.

- C’est pas bon… Qui ?...

- Mon ange je suis désolé, dit Kest en attrapant la main de son compagnon. C’est un accident, je n’ai pas voulu faire çà.

- Mais le fait est que tu as tué quelqu’un et que tu as laissé ses amis s’enfuirr.

- Je ne voulais pas !

- Tu ne te rends pas compte de ce que tu as fait. Ils n’en resteront pas là, ils rreviendront ! Tu mets tout le monde en danger.

- Pourquoi tu me parles comme ça ? Je t’ai dit que c’était un accident.

Aksa regarda son compagnon qui fixait sur lui un regard accusateur. La situation était grave pourtant.

- Chéri, tu vas rrester à la maison jusqu’à ce que cette histoire se tasse.

- Mais…

- Fais ce que je te dis, je t’en prrie. Pour le moment tu devrais aller te coucher.

Le miqo’te se dirigea vers la porte de la chambre et l’ouvrit.

- Tu… tu ne restes pas avec moi ?

- Non, je reviendrai plus tard.

- Mais tu viens juste de rentrer.

Aksa s’immobilisa un instant puis referma doucement la porte derrière lui.

- J’ai des choses plus imporrtantes à faire que de prendre du repos.


Aksa

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