Je pense à toi

Gratter l’écorce jusqu’à saigner

Tirer les cordes et se brûler

Vivre des songes à trop veiller

Prier des ombres pour oublier

 

J’ai beau me dire qu’il faut du temps

J’ai beau l’écrire si noir sur blanc

 

Quoi que je fasse, où que je sois

Rien ne t’efface, je pense à toi

 

Passent les jours vides de raison

Sans la maison et sans amour

Passe ma chance, tournent les vents

Reste l’absence, obstinément

 

J’ai beau me dire que c’est comme ça

Que sans vieillir on n’oublie pas

 

Quoi que je fasse, où que je sois

Rien ne t’efface, je pense à toi

Jusqu’aujourd’hui je ne sais pas

Pourquoi t’es parti et pas moi

 

Y’a pas de haine, y’a pas de rois

Ni dieu ni chaînes qu’on ne combat

Mais que faut-il ? Quelle puissance ?

Pour guérir cette déficience

 

Oh, c’est pas juste, c’est mal écrit

Comme une injure, plus qu’un mépris

 

Quoi que je fasse, où que je sois

Rien ne t’efface, je pense à toi

Jusqu’aujourd’hui je ne sais pas

Pourquoi t’es parti et pas moi

 

Et pas moi

 

Pas moi…


Aksa

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