En route pour Sohm Al (épopée 3.0)

 

 

La fumée violette s’élevait haut dans le ciel du Coerthas occidental. Nous nous attendions à voir un hérétique arriver mais quelle ne fut pas notre surprise de voir apparaître Cœur-de-Glace elle-même.

Passées les politesses d’usage, Alphinaud lui expliqua notre plan pour arrêter l’invasion des dravaniens et ramener la paix. L’élézenne resta dubitative quand à nos chances de succès et pour bien que nous comprenions les circonstances qui avaient provoquées cette guerre millénaire, elle nous raconta l’histoire tragique de Shiva et de Hraesvelgr, puis celle de Nidhogg qui perdit l’un de ses yeux par la faute d’un groupe de chevaliers sans scrupules.

Nidhogg avait, depuis, perdu la raison et son désir de vengeance réclamait une mer de sang pour s’apaiser. Si toute négociation était impossible avec lui, Alphinaud suggéra de demander une audience avec Hraesvelgr qui était resté neutre pendant tout ce temps. Cœur-de-Glace nous proposa aussitôt de nous servir de guide à travers la Dravania, si nous allions voir le grand dragon alors elle voulait être avec nous.

Nous partîmes donc en direction de l’avant-pays dravanien avec un Alphinaud excité à l’idée de voir les merveilles du pays des dragons et un Estinien plein de doutes quant aux véritables intentions de notre guide.

Sur le chemin, nous fîmes une halte au village de la Penne pour s’approvisionner et obtenir des informations. Ce village était la seule présence humaine de la forêt des chocobos. Il avait été fondé par des chasseurs et était protégé de la fureur des dragons par la dense canopée des arbres. Malheureusement, les dragons qui se rassemblaient à l’ouest ne seraient pas le seul danger qui nous attendrait sur la route de Sohm Al.

La tribu barbare des gnathes, des sortes d’insectes, s’aventuraient de plus en plus souvent hors de leur ruche et même les dravaniens n’avaient pas été épargnés par leurs attaques. Les gnathes sont territoriaux par nature mais ils avaient rarement été hostiles par le passé.

Estinien nous enjoint de prendre la route la plus directe pour Sohm Al, nous n’avions pas le temps de faire des détours inutiles. Notre route vers l’ouest fut donc ponctuée par les attaques de monstres et de gnathes, ainsi que par les disputes incessantes d’Ysayle et d’Estinien. Leurs éclats finirent même par avoir un effet inattendu, Alphinaud s’énerva et leur ordonna de se taire. Quelle prouesse ! Je crois que je n’avais jamais vu le jeune élézen dans cet état.

Arrivés à l’Annexe Trine, occupée par les dragons, Ysayle nous demanda de la laisser parler et à Estinien de tenir ses mains loin de sa lance. Ce à quoi il promit de seulement se défendre. Le dragon Vidofnir, une connaissance de notre guide, vint à notre rencontre ; Elle lui expliqua la raison de notre venue mais il eut du mal à la croire, notamment à cause de la présence du dragon céleste avec nous.

De toute façon, même si Vidofnir avait voulu accéder à notre requête il n’aurait pas pu. Il devait rester à l’Annexe pour la protéger du dieu des gnathes. En effet, sans que personne n’ait le moindre soupçon, ils avaient invoqués un primordial.

Alphinaud proposa alors de les débarrasser de cette menace en échange de notre passage. De simples humains réussiraient là où les dragons avaient échoués ? Impossible ! Et il n’était aucunement question de revenir le voir en cas d’échec.

Estinien était furieux. Pourquoi devions-nous perdre du temps avec un primordial pour pouvoir parler avec un vulgaire dragon ! Mais nous n’avions pas le choix et nous fîmes le chemin inverse jusqu’à la Penne.


Aksa

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