Cours mon garçon

Cours mon garçon, cours jusqu’à l’épuisement, la bête n’est pas loin, la bête t’a repéré, elle est sur tes traces.

Attend mon garçon, n’oublies-tu pas quelque chose ? N’entends-tu pas cette voix plaintive t’appeler ?

Non, la bête est là. Son souffle chaud caresse ton visage. Cours, enfuis-toi loin ou elle te déchiquètera, dévorera tes entrailles et ne laissera rien de toi.

Mais pourras-tu vivre avec l’idée d’avoir abandonné quelqu’un à la merci de la bête ? Quelqu’un qui t’est cher ?

Cours, je t’en prie, sauve ta vie. Une fois que la bête t’aura attrapé elle ne te laissera plus jamais repartir.

Ecoute cette voix, regarde ces yeux suppliants. Tu ne peux les abandonner, tu le sais. On ne supporte bien que les chaines que l’on a soi-même choisi.

Tu es à un carrefour, ta décision modèlera tout le reste de ta vie. Quel genre de servitude choisis-tu ?

Quelles chaines ? Quel joug ? Quel fardeau sur ton esprit et ton corps ?

Ainsi tu choisis de faire face à la bête. Tu n’as aucune idée de ce à quoi tu t’exposes. Regarde, ses crocs se plantent déjà dans ton corps, ses griffes labourent ta peau.

Tu as mal, je le sais, mais elle est sauve maintenant, n’est-ce pas l’important ? Tu peux l’endurer.

Ton esprit saigne et ton cœur se couvre de ténèbres. Sache que si jamais tu changes d’avis, je serai toujours là, prêt à t’aider.

Mon garçon.

Mon garçon.

Toute action ou non-action résulte d’une décision que tu prends. Tu auras toujours le choix du chemin que tes pas suivront.


Aksa

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