A jamais dans les glaces éternelles (épopée 3.0)

 

 

Je ressortis de la grande bibliothèque un tome à la main, l’autre me protégeant les yeux. Malgré les nombreuses lumières encore fonctionnelles à l’intérieur, il y régnait une douce obscurité à laquelle j’avais fini par m’habituer. Le soleil de l’arrière-pays Dravanien me brûlait et le temps que je m’y habitue je repensais à mon dernier combat. Le bibliotaphe magique de Matoya m’avait donné beaucoup de fil à retordre et j’espérais que je n’aurais pas besoin d’y retourner de sitôt.

Sans perdre un instant, je retournais vite à la caverne de l’érudite pour libérer mes amis. Heureusement, ce livre était le bon… mais magiquement crypté. Matoya avait vraiment pris toutes ses précautions pour que personne ne puisse jamais accéder aux résultats de ses recherches. Mais nous n’étions pas ceux avec qui elle s’était disputée à l’époque et décrypta son livre pour nous.

Nous avions désormais toutes les informations nécessaires pour pouvoir fabriquer un bélier d’éther. Tout, sauf peut-être une source d’énergie assez puissante pour alimenter le bélier et assez petite pour être transporté sur l’Entreprise. C’est Alphinaud qui trouva la réponse à cette énigme. Il nous suffisait d’utiliser l’œil de Niddhog ! Avec Estinien pour le contrôler, cette source illimitée d’éther serait parfaite pour l’usage que nous voulions en faire.

De retour à Ishgard, Sire Aymeric ne fut que trop heureux de demander au Dragon Céleste de nous aider. Nous nous retrouvâmes tous à l’aérodrome, devant un Entreprise qui avait, ma foi, bien changé, il ne restait plus qu’à Cid de parcourir les recherches de Matoya et de nous construire ce bélier dont nous avions tant besoin.

En attendant que Cid ait fini de modifier l’aéronef, je décidais de rendre visite au Comte de Fortemps. Il m’encouragea à aller de l’avant et me remit le bouclier d’Haurchefant, celui-là même qu’il avait utilisé pour me protéger et qui lui avait fait cruellement défaut. Je fis bonne figure, dans un effort de respecter les dernières paroles de mon cher ami, et pris cet objet, témoin d’une si lourde perte.

Mais une fois de plus, nous n’avions pas le temps de nous attarder. Les modifications de l’aéronef devaient être pratiquement terminées. J’arrivais juste à temps pour voir Cid rebaptiser son bébé Entreprise Excelsior. Cet aéronef n’avait plus grand-chose à voir avec celui que nous étions allés chercher dans le Vigile de pierre, il méritait bien d’avoir un nouveau nom. Nous étions sur le point de partir lorsque nous eûmes la surprise de voir Urianger arriver, une auralithe blanche à la main. Il l’avait trouvé dans les affaires de Moenbryda, comme si elle veillait encore sur nous.

Il était désormais temps de partir. Nous nous envolâmes vers Azys Lla. Durant le voyage je ne pensais qu’à une chose, je devais arrêter l’Archevêque et par là même venger la mort de mon ami.

Zéphirin, profite bien des derniers instants de ta vie car j’arrive et je n’éprouverai aucune pitié.

Plongé dans mes pensées, je ne vis pas le temps passer. Nous arrivâmes devant l’ile légendaire et ce fut le moment de vérité. Nos vies reposaient dans les mains d’Estinien et de l’œil. Excelsior en avant ! Nous heurtâmes le bouclier d’Azys Lla à pleine puissance, la coque tremblait et craquait mais elle tenait bon. Profitant de ce moment, l’œil tenta de prendre possession d’Estinien. Sa volonté était de fer et il ne flancha pas, le bouclier tomba.

Nous avions réussi, Azys Lla s’offrait désormais à nous. Du moins c’est ce que nous croyions car un immense vaisseau garlemaldais nous attaqua soudainement. Ils avaient patiemment attendu que nous ouvrions la voie pour eux et comptaient nous éliminer une fois ceci fait. L’Excelsior ne pouvait pas espérer résister aux assauts répétés de ce monstre de métal, nous étions condamnés.

C’est alors qu’apparurent ceux que nous étions loin d’espérer voir là : Hraesvelgr et Ysayle. La belle sauta dans le vide et appela une fois de plus à elle la glaciale Shiva. Son combat contre le vaisseau ennemi fut brutal mais elle n’était pas de taille contre un tel adversaire. Elle finit par disparaître dans les nues, non sans nous avoir permis de nous échapper.

Un nouveau camarade avait péri, une nouvelle rancune à inscrire dans le registre, un nouveau poids sur nos cœurs. Pour elle non plus nous n’aurions pas de corps à ramener au pays, la seule façon d’honorer sa mémoire était de continuer d’aller de l’avant.

Adieu Ysayle, contrairement à ton surnom, ton cœur était rempli d’une chaleur brûlante. Tout le monde se rappellera longtemps de ton sacrifice.


Aksa

Le Manoir d'Aksa a fait peau neuve sur un nouveau site plus beau et avec plus de fonctionnalitées.

Tous les futurs articles et textes seront mis en ligne là-bas.

Rejoignez-moi et continuez à me suivre.