Blog

La fête des monstres

 

Les roulottes du cirque intercontinental sont de retour en Eorzéa et avec elles la Veillée des saints. Les enfants sont à l’honneur cette année, les saltimbanques ont préparé un numéro très spécial pour les divertir.

Mais la guilde des aventuriers sait bien que cette troupe n’est pas ce qu’elle semble être et qu’il faut particulièrement garder un œil sur elle. Car oui, les saltimbanques ne sont rien d’autres que des monstres qui attendent chaque année l’absence des saints pour faire revivre la nuit de la terreur.

 

 

Cette année encore, l’impresario va tenter de mettre un nouveau plan à exécution mais la femme à tête citrouille a décidé de nous aider. Arriveront-nous à déjouer leurs manigances ? Espérons-le.

 


Aksa

Calomnies

Aksa et Kest profitaient d’un moment de détente bien mérité, installés dans le canapé. Le miqo’te s’était blottit dans les bras de son compagnon, il se laissait bercer par la chaleur qui émanait de son corps et les battements de son cœur. Kest lui caressa les cheveux tendrement.

- Mon ange, j’ai quelque chose à te dire.

- Quoi donc mon cœurr.

- Je ne sais pas trop comment dire ça… Aujourd’hui, je suis allé à Gridania et j’ai été abordé par un groupe de hyurs.

- Vrraiment ? Et que te voulaient-ils ?

Kest hésita quelques secondes puis reprit, les larmes aux yeux.

- Ils m’ont dit que je n’étais pas le bienvenu que… que tu ne m’aimais pas vraiment que… que la seule chose qui te pousse à rester avec moi est la pitié.

Aksa se redressa et prit le visage de l’ao ra dans ses mains.

- Ce n’est qu’un tissu de mensonges ! Qui étaient ces gens ? Tu les connaissais ? T’ont-ils fait du mal ?

- Non, ils ne m’ont rien fait, répondit Kest en secouant la tête. Ils étaient habillés comme des gens du désert, c’est tout ce que je sais.

- Hm bizarre. Je suis content qu’ils ne t’ont rien fait mon cœur mais si jamais tu les croises à nouveau, ignore-les. Ils essaient de te provoquer.

- D’accord mais… mon cœur, ils m’ont dit t’avoir vu sortir d’une auberge accompagné de quelqu’un d’autre.

Aksa serra Kest dans ses bras.

- Chéri, je t’aime de tout mon cœur. Tu es le seul mâle qui compte pour moi.


Aksa

La fin de la folie (épopée 3.0)

 

 

Alphinaud resta au Refuge des Roches, pour coordonner les recherches concernant nos amis, tandis que je rentrai à Ishgard. Je retrouvais Cid à la manufacture de Cielacier, il s’apprêtait justement à m’appeler par linkperle pour m’informer que deux manacutters seraient bientôt terminés. Je passais aussitôt au manoir de la maison Fortemps, Estinien m’y attendait. Il avait été mis au courant des derniers développements par Tataru et était revenu car il semblait que Nidhogg n’avait pas l’intention de sortir de son antre.

Ensemble nous allâmes voir sire Aymeric, il était grand temps de le tenir informé. A peine étions-nous arrivés qu’Alphinaud nous rejoignit. Le Capitaine Général des templiers fut à la fois surpris et étonné que l’alliance avec Cœur-de-Glace ait aussi bien fonctionné et heureux que la mort de Tioman ait accordé un sursis à Ishgard. Il nous restait un travail à accomplir, tuer Nidhogg.

Sire Aymeric et Alphinaud se portèrent tous deux volontaires pour l’opération mais le dragon céleste les renvoya promptement d’où ils venaient. Le Capitaine était le seul à pouvoir organiser les défenses de la Sainte Cité si nous venions à échouer et Alphinaud, malgré son pouvoir, n’était qu’un novice, surtout contre un adversaire tel que le grand dragon.

Les 2 petits aéronefs étant prêts, Estinien et moi partîmes sans plus tarder. Déjouer les vents tourbillonnants fut un jeu d’enfants avec ces petits bijoux. Les disciples des Forges de Garlond avaient bien travaillé. Nous pénétrâmes sans difficulté dans l’Aire mais c’est à ce moment que les problèmes commencèrent. Des dragons de toute taille et de toute forme sautaient sur nous à chaque tournant, arriver jusqu’à Nidhogg ne fut pas de tout repos.

Lorsqu’enfin la horde nous laissa tranquille, nous étions parvenus au cœur même de l’antre. Estinien leva l’œil au-dessus de sa tête et appela celui qu’il chassait depuis si longtemps. Le dragon se posa devant nous, sa haine, sa soif de vengeance était écrasante presque étouffante. Une éternité à torturer les ishgardais ne suffirait à l’étancher.

J’attaquais tandis que mon compagnon utilisait le pouvoir du dragon contre lui-même pour l’affaiblir. Même ainsi le combat fut terrible et je crus à plusieurs reprises que je n’entendrais plus les voix des personnes que j’aimais. Mais Estinien me protégea grâce à l’œil et le dragon finit par s’effondrer, vaincu. Je laissais le coup de grâce à celui qui attendait de venger sa famille depuis toutes ces années. Le sang de son ennemi imprégna son armure qui fut irrémédiablement teintée en rouge. Avant de succomber, Nidhogg tenta de prendre possession d’Estinien mais il résista.

Une vision d’un passé lointain m’assaillit alors. J’appris comment Haldrath, premier dragon céleste et fils du roi Thordan, rempli de regret après le meurtre de Ratatoskr et d'avoir pris les yeux de Nidhogg, avait refusé de succéder à son père ; comment certains des chevaliers survivants avaient décidé de raccrocher leur arme ; et comment seuls les chevaliers Fortemps, Haillenarte, Durendaire et Dzemael étaient restés pour se partager la cité et réécrire l’histoire.

Il y avait quelque chose qui ne collait pas dans cette vision, je ne savais pas quoi. Mais la vision était déjà terminée et je revins à la dure réalité. Tous les dragons avaient appris la mort de leur chef, nous n’avions pas le temps de nous reposer.

Nidhogg mort, seul Hraesvelgr avait désormais les réponses à nos questions. Nous retrouvâmes Ysayle à Zénith, perdue dans sa confusion, elle était restée là où nous l’avions laissée. Je soufflais de nouveau dans la corne des mogs et le dragon argenté vint à notre rencontre. L’œil que nous avions pris sur le cadavre de Nidhogg n’était autre que celui de son frère.

Une autre vision me fit alors voir la scène. Nidhogg, aveugle après sa défaite contre les chevaliers de Thordan, vient voir Hraesvelgr et lui appris leur traîtrise. Il enjoignit alors son frère de lui donner l’un de ses yeux afin d'accomplir sa vengeance.

Haresvelgr nous dit qu’il ne regrettait pas ce qu’il avait fait. La traîtrise des ishgardais, donc la mort de sa sœur et la folie de son frère, réclamait vengeance. Nous ne pouvions rien rétorquer à cela, il avait perdu toute sa famille à cause de mortels tels que nous et même sa bien-aimée n’était plus. Il nous ordonna alors de partir sans plus tarder car il ne voulait plus nous voir. Sans la présence de Shiva en lui il nous aurait déjà tous tué. Nous lui rendîmes son œil et partîmes pour Ishgard.

Durant le voyage de retour, nous nous demandâmes ce qu’il était advenu du second œil de Nidhogg mais le mystère restait entier.

Nous rentrâmes dans une Ishgard en flamme. Les hérétiques avaient attaqué durant notre absence, sans qu’Ysayle leur en ait donné l’ordre. Nous rencontrâmes mon ami Haurchefant qui nous amena là où la confrontation la plus intense allait exploser. D’un côté les hérétiques et de l’autre les soldats d’Ishgard se regardaient en chiens de faïence.

Ysayle s’avança alors entre les deux groupes ; elle annonça la mort de Nidhogg et déclara la fin de la guerre du chant des dragons. Mille ans de guerre, aucune des deux factions n’osait espérer qu’elle aurait une fin de leur vivant et pourtant nous avions pénétré dans l’Aire et en étions revenu, sinon intacts, du moins vivants.

Encore confus et incapable de pleinement apprécier la portée des paroles de leur chef, les hérétiques rangèrent leurs armes et firent volte-face. De son côté, Haurchefant empêcha les soldats de les poursuivre.

Quelques mots seulement avaient suffi à sauver la vie de nombreux citoyens de la sainte Cité. Quelques mots qui allaient se répandre dans le pays comme une trainée de poudre.

La guerre était finie.


Aksa

Je pense à toi

Gratter l’écorce jusqu’à saigner

Tirer les cordes et se brûler

Vivre des songes à trop veiller

Prier des ombres pour oublier

 

J’ai beau me dire qu’il faut du temps

J’ai beau l’écrire si noir sur blanc

 

Quoi que je fasse, où que je sois

Rien ne t’efface, je pense à toi

 

Passent les jours vides de raison

Sans la maison et sans amour

Passe ma chance, tournent les vents

Reste l’absence, obstinément

 

J’ai beau me dire que c’est comme ça

Que sans vieillir on n’oublie pas

 

Quoi que je fasse, où que je sois

Rien ne t’efface, je pense à toi

Jusqu’aujourd’hui je ne sais pas

Pourquoi t’es parti et pas moi

 

Y’a pas de haine, y’a pas de rois

Ni dieu ni chaînes qu’on ne combat

Mais que faut-il ? Quelle puissance ?

Pour guérir cette déficience

 

Oh, c’est pas juste, c’est mal écrit

Comme une injure, plus qu’un mépris

 

Quoi que je fasse, où que je sois

Rien ne t’efface, je pense à toi

Jusqu’aujourd’hui je ne sais pas

Pourquoi t’es parti et pas moi

 

Et pas moi

 

Pas moi…


Aksa

Bouc émissaire (épisode 6)

Episodes précédents :

Bouc émissaire (épisode 1)

Bouc émissaire (épisode 2)

Bouc émissaire (épisode 3)

Bouc émissaire (épisode 4)

Bouc émissaire (épisode 5)


Aksa se repassa les événements dans sa tête… la capture, l’interrogatoire, le tabassage en règle, à quel point il avait été soulagé lorsque V’kebbe avait fait son apparition. Son sauvetage tenait du miracle. Malgré tous ses travers, Jehan Mörderwal n’était pas quelqu’un qui avait l’habitude de plaisanter. Il s’était clairement imaginé flottant dans la baie de Limsa Lominsa et puis… Il pressa ses paumes sur ses yeux pour empêcher les larmes de couler.

- Pourquoi ? Pourrquoi me torturer ainsi ?

- Aksa… c’est toi ?

Menphi, encore passablement endormie, se frotta les yeux. Elle s’assit sur le lit et regarda son frère. Des filets brillants coulaient sur ses joues. Elle bondit hors du lit et vint à son chevet, inquiète.

- Grand-frrrère, qu’est-ce qui ne va pas ? Tu as mal quelque part ? Je vais appeler quelqu’un.

Elle fit mine de s’en aller mais Aksa la retint par le bras. Il tremblait.

- Je n’ai pas mal… physiquement… Petite soeurr, je l’ai vu.

- Qui ça ?

- Je… je l’ai vu avant de sombrrer dans l’inconscience. J’ai cru qu’il était venu me chercher mais il m’a juste souri.

Aksa posa sur sa sœur un regard qui trahissait une peine immense. Cette dernière sentit un frisson remonter le long de sa colonne vertébrale alors qu’elle comprenait le sens de ses paroles. Elle le prit dans ses bras et le serra contre elle.

- Ce n’était qu’une illusion. Il est morrrt, tu le sais bien, nous avons vu son corps.

- Je sais mais…

- Il nous a quitté mais je serrrai toujours là avec toi grand-frère. Jamais je ne te laisserai. Maintenant tu devrais te reposer, tu as vécu de rudes moments

Aksa la serra un peu plus fort. Il la supplia d’une voix plaintive presque comme un enfant.

- Non, ne me laisse pas, je t’en prrie.

- Idiot, c’est moi qui devrais dirrre ça. J’ai bien cru que tu allais mourir cette fois. Rendors-toi, je reste à tes côtés.

Menphi tira un fauteuil auprès du lit et s’installa. Elle essuya le visage d’Aksa, effaçant toutes traces de larmes. Elle ne voulait pas que quiconque voit ces preuves d’un passé trop heureux mais trop douloureux à la fois. A ses yeux, personne à part elle ne pouvait être le gardien de ces jours partagés.

Elle caressa doucement les cheveux d’Aksa jusqu’à ce que sa respiration devienne plus profonde et qu’il sombre dans des rêves plaisants, espérait-elle.

- Je me suis prrromis que je te protègerai comme tu l’as fait pour moi.

Elle déposa un léger baiser sur la main de son frère et s’apprêta à le veiller une fois de plus.


Aksa

 

C'est la fin de cette histoire, merci beaucoup de l'avoir suivi, j'espère qu'elle vous a plu

La politique uldienne (épopée 3.0)

 

 

 

Tataru entra, toute essoufflée, dans la manufacture de Cielacier. Raubahn avait des nouvelles de la sultane et nous demandait de le rejoindre au refuge des sables. Cette nouvelle tombait pile au bon moment. Le manacutter avait besoin de derniers ajustements et nous ne savions pas quoi faire en attendant. Nous fîmes parvenir un message à Estinien pour lui expliquer la situation et nous mîmes en route.

Arrivés sur place nous pûmes constater que le général se remettait bien de son long séjour en prison. Il serait bientôt presque aussi fort qu’avant. C’était bon de le voir en bonne santé et rempli de ce feu intérieur qui l’avait toujours habité.

Les découvertes qu’ils avaient faites semblaient assez prometteuses. En effet, Dulala, la grande prêtresse de Naldthal, avait découvert qu’un important chargement d’un composant alchimique rare avait été livré au palais. Ce composant permettait de maintenir une personne dans un coma profond, proche de la mort. Il était, sans aucun doute possible, destiné à la sultane. Nous pouvions donc supposer qu’elle se trouvait en vie quelque part dans le palais.

Nous commençâmes notre investigation par la personne qui avait été la plus à même de verser ce poison dans le verre de la sultane, sa suivante Meriel. Elle avait quitté le palais peu après l’incident et était retourné au Bazar argenté. Nous devions être discret et lui faire dire où se trouvait la sultane et qui possédait l’antidote.

Les habitants du bazar nous confirmèrent que Meriel se trouvait bien là et nous indiquèrent même sa maison. Elle essaya de s’échapper lorsque nous l’abordâmes mais Raubahn lui bloqua le passage et la menaça. Il était probablement prêt à utiliser tous les moyens à sa portée pour lui faire avouer tout ce qu’il voulait savoir.

L’arrivée d’un gnome coupa court à l’élan du général et redirigea sa colère. Le seigneur Lolorito, car c’était bien lui, nous raconta sa version de l’histoire.

Les actions de Teledji Adeledji dans la plaine de Carteneau étaient, comme nous l’avions soupçonné, une couverture pour obtenir l’Arma Omega qui sommeillait en dessous. Lorsqu’il apprit le souhait de la sultane d’abdiquer et de créer une république, il décida de la faire assassiner et d’installer à sa place une descendante des Thorne, un pantin qu’il pourrait manipuler à sa guise. Lolorito, quant à lui, voulait que la sultane reste à sa place. Il engagea Meriel afin de remplacer le poison de Teledji par un puissant somnifère. Comme Ilberd connaissait ses pans, il lui demanda de mentir à propos de l'assassinat pour attiser la colère du général.

En parallèle, Lolorito s’était offert les services d’un grand nombre de Braves du cristal avant même qu’ils ne s’engagent dans la grande compagnie. Il avait promis à Ilberd de le soutenir dans sa quête de reconquête d’Ala Migho mais la haine qu’il éprouvait pour Raubahn était trop grande et ne servait pas les ambitions et il avait mis un terme à leur association.

Le seigneur Lolorito proposa alors de remettre les compteurs à zéro, après tout ce qui s’était passé. Cette situation ne satisfaisait personne mais nous n’avions pas le choix. D’un côté, ses actions le rendaient coupable de trahison envers le sultanat mais de l’autre, le général avait clairement assassiné un dignitaire sans qu’il ait pu avoir un procès équitable. Pour nous prouver sa bonne foi, le lalafel nous donna l’antidote pour la sultane et nous révéla qu’elle dormait tranquillement dans sa chambre. Il nous promis que nous serions également lavés de tous soupçons et Raubahn fut immédiatement renommé à la tête des Immortels.

De retour à Ul’dah, Bartholomew, le paladin qui gardait les quartiers de la sultane, nous laissa entrer sans nous poser de questions. Nous laissâmes le soin à Raubahn d’administrer l’antidote à la sultane. Je jetais un coup d’œil dans la chambre pour vérifier si tout se passait bien et assistait à une scène des plus touchantes. La sultane se portait bien.

Nous nous réjouissions du retour de la sultane lorsque le seigneur Lolorito nous révéla que les garlemaldais avaient construit un nouveau vaisseau qui rivalisait avec l’Agrius, le vaisseau que Midgardsormr avait abattu au péril de sa vie. Combien de secrets ce sale petit spriggan nous réservait-il encore dans sa besace ?!

Nous nous occuperions de Garlemalde en temps voulu, pour l’instant nous avions encore une chose à faire avant de retourner à Ishgard.

Yugiri nous avait dit que la 3° unité des Braves avait quitté le Glas des revenants en apprenant la défaite d’Ilberd. Seuls restaient ceux encore loyaux à Alphinaud. Le jeune élézen avait été profondément affecté par les événements et avait décidé de dissoudre la grande compagnie, non sans remercier au préalable ceux qui étaient restés fidèles à leur serment.

Nous fûmes accueillis au refuge des roches avec allégresse. Les Braves n’avaient reçu aucune nouvelle de leur commandant et ils étaient heureux de constater qu’il était toujours en vie. Ils ne laissèrent pas Alphinaud, ils avaient quelque chose de plus important à lui dire. Durant notre exil, ils avaient discuté entre eux et avaient décidés de rester fidèle à Alphinaud et ses idéaux quoi qu’il arrive. Bien sûr, le jeune commandant n’avait pas son mot à dire.

Alphinaud fut vraiment ému et pleura même de joie. Il n’en fallait pas plus pour lui redonner du baume au cœur.


Aksa

L'origine de la guerre (épopée 3.0)

 

 

Le son de la corne n’avait pas fini de raisonner dans les ruines que nous vîmes Hraesvelgr tournoyer au-dessus de notre petit groupe et se poser devant nous. Il était magnifique et majestueux, il irradiait d’une immense force et d’une sagesse de plusieurs millénaires.

Le dragon ne fut pas ému par Ysayle ni par son assurance qu’elle était la réincarnation de Shiva. Cela le mit même en colère. Comment une simple mortelle pouvait-elle croire qu’elle avait accompli un tel prodige ? C’était impossible, il ne le savait que trop.

Il lui fit voir la dure et froide vérité. Les primordiaux ne sont pas des âmes invoquées mais le produit de notre imagination et de nos croyances. Rien de plus qu’une ombre.

Il y avait 1 200 ans le sacrifice de sa bien-aimée Shiva avait apporté 200 ans de paix et d’harmonie. Une paix brutalement brisée par le roi Thordan lorsqu’il apprit que la force des dragons réside dans leurs yeux. Dans sa soif de pouvoir il fit tomber Ratatoskr, la sœur de Hraesvelgr, dans un piège et lui vola ses yeux qu’il mangea avec ses chevaliers. Ce faisant, ils gagnèrent une grande puissance et purent tenir tête à Nidhogg qui fut le premier à apprendre cette traîtrise. Il réussit néanmoins à tuer le roi Thordan et plusieurs de ses chevaliers mais fut vaincu par les coups répétés des survivants.

Tel fut le début de la guerre du Chant du dragon.

Mais une autre révélation encore plus choquante nous attendait. Les chevaliers survivants sont les ancêtres de tous les ishgardais de nos jours. Ils ont consommé les yeux de Ratatoskr et de ce fait son essence s’est mélangée à la leur. Le sang du dragon coule dans les veines de tout un chacun à Ishgard. Lorsqu’ils boivent du sang de dragon, comme le font les hérétiques, ils se transforment alors en dragons et vont grossir l’armée de Nidhogg… Oui, les dragons qui ont été tués tout au long de cette guerre, et encore aujourd’hui, n’étaient autres que des citoyens d’Ishgard.

Nous étions tombés droit dans le piège de Nidhogg : l’extermination par la mort ou la défection. Bien que le terme « extermination » soit exagéré. Nidhogg veut une vengeance sans fin, qu’Ishgard soit pongée dans un tourment éternel.

Hraesvelgr finit par déployer ses ailes immenses et nous laissa seuls. Non sans nous avertir que la fureur de son frère n’aurait jamais de fin.

La personne la plus affectée par les paroles du dragon fut, sans aucun doute, Ysayle. Elle se retrouvait sans idéologie et sans but, accablée par le mensonge qu’avait été sa vie.

Nous la laissâmes en arrière et nous dirigeâmes vers l’est, vers l’antre de Nidhogg. Il ne nous restait plus qu’un seul recours pour mettre un terme à cette guerre et c’était de le tuer de nos mains. Mais il ne comptait pas nous laisser l’approcher aussi facilement, des vents impénétrables tournoyait sauvagement tout autour de son nid.

Une seule personne pouvait nous aider à traverser cette barrière élémentaire, Cid Garlond. Estinien resta sur place afin de « garder un œil » sur Nidhogg, tandis qu’Alphinaud et moi rentrâmes à Ishgard. Cid avait été engagé pour réparer le Protecteur, l’un des grands aéronefs qui protégeaient la ville. Nous le trouvâmes, sans surprise, à l’aérodrome en compagnie de Biggs et Wedge.

Selon lui, l’Entreprise ne ferait pas l’affaire, il nous faudrait un engin plus petit. Justement, il avait exactement ce dont nous avions besoin à la manufacture de Cielacier. Un projet commun de Biggs et Wedge, le manacutter.

Cet aéronef monoplace utilisait les cristaux corrompus pour convertir l’éther environnant en vent élémentaire, servant à sa propulsion. Seul défaut, il ne fonctionnait que dans des zones avec une forte concentration en éther de vent.

Nous étions très excités, avec ce petit bijou de technologie nous pourrions aller affronter Nidhogg au plus vite. Nous déchantâmes presque instantanément, le manacutter était un prototype qui n’était pas encore terminé. Nous n’avions pas le temps d’attendre une fois de plus ! Estinien était resté seul sous le nez de Nidhogg et rien n’assurait que ce dernier ne sortirait pas de son repère pendant notre absence pour aller récupérer son œil.

Mais les portes de la manufacture s’ouvrirent et nous eûmes un autre sujet de préoccupation sur les bras.


Aksa

Bon anniversaire Aksa !

Aujourd’hui c’est l’anniversaire d’Aksa. A cette occasion j’ai décidé de m’exprimer à sa place.

Cela fait déjà un peu plus de 2 ans que je joue à Final Fantasy XIV. Vu les difficultés que connaissait le jeu à ses débuts j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois sur des serveurs différents pour créer Aksa tel que vous le connaissez. Franchement, je ne le regrette pas, à mes yeux il est juste parfait.

J’ai commencé à écrire ce blog il y a environ 6 mois. Depuis, la personnalité d’Aksa a évolué, son histoire s’est étoffée et j’ai même créé de nouveaux personnages qui se sont également développés. Bien sûr je n’oublie pas les personnages d’autres joueurs qui ont participés, bien malgré eux, à mes histoires.

Vous qui lisez mon blog régulièrement et appréciez ce que j’écris, merci. Merci du fond du cœur. C’est la première fois que je me lance dans une telle entreprise et cela m’apporte énormément de joie. Vous qui me lisez, qui me laissez des commentaires, ceux avec qui je joue, que je discute, vous êtes tous mon inspiration.

Je vais, bien sûr, continuer à écrire. Au fil des mots, vous en apprendrez plus sur le passé d’Aksa et sur ce qui se tapit au plus profond de son cœur et de son âme. Êtes-vous prêt ? Vous verrez peut-être des choses que vous ne voulez pas voir. Vous ressentirez peut-être des choses que vous préféreriez ignorer. Ne détournez pas le regard car ce qui se cache dans la psyché d’Aksa, se cache aussi dans la vôtre.

En tout cas, j’espère que vous serez toujours là l’année prochaine.

 

Les mogs des cieux (épopée3.0)

 

 

 

De retour à l’Annexe, Ysayle fit part de notre victoire sur Ravana à un Vidofnir très étonné. Il tint néanmoins sa promesse et nous donna accès à la tour. Nous devrions nous frayer un chemin à travers la caverne de Morne pour atteindre l’autel qui se trouve au fond de celle-ci. Arrivés là-bas, le dragon nous ouvrit les portes de Sohm Al. Il nous mit toutefois en garde contre les fidèles de Nidhogg, ils n’accepteraient pas nous voir fouler le sol sacré des dragons.

L’ascension ne se fit pas sans peine. Nous rencontrions des dravaniens belliqueux dans chaque recoin et les combats se succédaient. Nous finîmes par arriver sur une sorte d’esplanade où nous attendais Tioman, la compagne de Nidhogg. L’affrontement était inévitable. Quand le dragon succomba sous nos coups, Estinien fut envahi par la fureur de Nidhogg au travers de son œil. Il réussit à la contenir mais elle l’accabla grandement.

Quand nous sortîmes de la montagne, nous vîmes un paysage extraordinaire qui rappelait celui du camp de Cime-des-nuages. Nous nous demandions comment trouver le repère de Hraesvelgr lorsqu’Ysayle repéra un mog qui s’enfuit prestement. Un mog ici ? Et moi qui croyais qu’ils ne vivaient que dans la forêt de Sombrelinceul ! Ces mogs seraient-ils des survivants de la légende du roi Moogle ? En tout cas, si des mogs vivaient vraiment dans cette région, ils sauraient certainement où nous pourrions trouver le grand dragon. Mais pour cela fallait-il encore les trouver.

Alphinaud et moi retournâmes à l’autel de Nophica demander l’aide de Kan-E-Senna et des mogs de Sombreliceul. Nous en revînmes avec Senna elle-même et Kuplo Kopp qui avait entendu notre conversation. Le voyage de retour au Nid-Mog fut sans histoire et tout le monde arriva sain et sauf.

La padjal s’adressa alors aux mogs cachés. Leur chef, Moglin, apparut devant nos yeux ébahis. Il était beaucoup plus grand qu’un mog standard et plus imposant. Il nous dit qu’ils avaient peur de nous car nous avions sur nous l’odeur du sang de dragon. Ils ne pouvaient pas nous faire confiance donc ils nous confièrent des tâches diverses pour apprendre à mieux nous connaitre.

Je ne m’étendrais pas sur les tâches peu gratifiantes que même la dirigeante de Gridania dut accomplir. La seule qui était heureuse était Ysayle, elle ne se lassait pas de serrer contre elle ces êtres si doux et pelucheux. Comme quoi son cœur ne devait pas être composé seulement de glace finalement.

Moglin nous donna une corne qui nous servirait à appeler Hraesvelgr une fois que nous serions arrivés à Zénith. Ils avaient eu besoin de temps pour la remettre en état et c’était pourquoi ils nous avaient demandé de faire les tâches ménagères dont personne ne voulait s’occuper… J’ai bien entendu là ? Maudits soient ces mogs paresseux !

Le temps d’apaiser la colère d’Estinien et nous nous séparâmes de Kan-E-Senna et de Kuplo Kopp. Moghan, l’un des mogs des cieux, nous servit de guide. Il nous amena tout d’abord au Passe-nuage d’Asah, des ruines datant de l’âge d’or de la cohabitation avec les dragons. Moghan nous prévint alors qu’il nous faudrait patienter, Hraesvelgr avait l’habitude d’aller chasser lorsque le temps était couvert et il ne répondrait pas à notre appel.

Nous passâmes donc la nuit un peu plus loin au milieu d’autres ruines. Alphinaud avait maintenant de l’expérience dans l’art de ramasser du bois, il alla donc chercher du carburant pour le feu. Ysayle, quant à elle, nous prépara le dîner. Je n’aurais jamais cru qu’elle pouvait être une aussi bonne cuisinière. La nourriture était délicieuse et nous pûmes nous endormir le ventre plein et l’esprit contenté.

Le lendemain, Moghan nous laissa finir le chemin tous seuls, il avait visiblement peur de la réaction qu’aurait le dragon en nous voyant. Les ruines de Zénith étaient magnifiques, le temps n’avait pas réussi à entamer leur beauté spectaculaire. Nous montâmes sur la plus haute esplanade et je soufflais dans la corne.


Aksa

Le Maître des lames (épopée 3.0)

 

De retour à la Penne, nous apprîmes qu’il était possible d’en apprendre plus sur la religion des gnathes en faisant du troc avec une petite ruche d’exilés au nord-ouest. Pour ce faire, il suffisait de leur apporter, de la viande, des fruits et du nectar. Les gnathes étaient, semblait-il, assez facile à contenter.

Rassembler les offrandes fut chose aisée pour nous. Nous les plaçâmes à l’endroit qui nous avait été indiqué et attendîmes que trois gnathes se montrent. Satisfaits des marchandises que nous avions apportées, ils nous invitèrent à pénétrer dans Loth ast Vath, leur ruche. Leur chef, le Conteur des vathes, fut vraiment étonné que la seule chose que nous demandions en échange de nos présents soit des informations sur leur dieu.

Contrairement aux gnathes qui sont les « fidèles », les vathes sont les « égarés ». Les âmes des gnathes sont toutes connectées à un être appelé « l’éveillé » et ils n’ont pas besoin de parler pour communiquer. Les vathes, eux, ne possèdent plus cette connexion, ils ont un ego, une volonté et des souvenirs propres et, de ce fait, ne possèdent plus les souvenirs de leurs ancêtres.

Quelques jours plus tôt, un dragon blessé était venu s’écraser au beau milieu de la ruche principale. Les gnathes le tuèrent et apprirent ce faisant que les dragons pouvaient aussi être une proie facile. Ils décidèrent donc d’écouter les paroles des hommes en robe noir et d’invoquer leur dieu afin de conquérir les terres des dravaniens. Mais l’appétit de leur dieu est sans limites et les vathes en vinrent à le détester.

D’après le Conteur, notre seule chance de rencontrer « l’éveillé » était de nous offrir en sacrifice. Leurs esprits étant connectés, ne nous pourrions de toute façon pas nous infiltrer sans alerter l’ensemble de la colonie.

Ysayle et moi partîmes donc mettre un coup de pied dans la fourmilière des gnathes. Cela fonctionna tellement bien que des dizaines de ces insectes vinrent nous affronter. Mais nous n’étions pas là pour les exterminer et nous nous rendîmes. Les gnathes nous amenèrent dans une caverne dans laquelle ils invoquèrent leur dieu Ravana, un primordial insectoïde qui brandissait quatre épées.

La discussion avec lui se révéla vaine. Les gnathes avaient soif de combats et c’était leurs prières qui l’avaient invoqué. Si le combat était la seule chose que ce dieu comprenait alors c’est un combat qu’il aurait. Ysayle défia le dieu en duel. Elle se servit des cristaux, que les fidèles du primordial avaient accumulé, pour faire une nouvelle fois appel à Shiva. Mais, hélas, elle ne faisait pas le poids face au Maître des lames.

Cœur-de-Glace vaincu et Shiva envolée, Ravana se tourna vers moi. Allais-je tenter ma chance contre lui ? Bien entendu !

Le combat fut acharné. Eviter les 4 lames du primordial tout en lui portant des coups ne fut pas une mince affaire. Il possédait des techniques dévastatrices et mortelles qui auraient pu en finir avec moi à tout moment. Mais je persévérais et le primordial mit finalement genou à terre et reconnut sa défaite. Comme promis, il ne chercherait plus à étendre le territoire des gnathes.

Nous retrouvâmes nos compagnons et leur apprîmes la bonne nouvelle. Alphinaud fut grandement soulagé, il avait, d’après Estinien, passé son temps à s’inquiéter pour nous. Gêné, le jeune élézen nous suggéra de nous remettre en route.


Aksa

En route pour Sohm Al (épopée 3.0)

 

 

La fumée violette s’élevait haut dans le ciel du Coerthas occidental. Nous nous attendions à voir un hérétique arriver mais quelle ne fut pas notre surprise de voir apparaître Cœur-de-Glace elle-même.

Passées les politesses d’usage, Alphinaud lui expliqua notre plan pour arrêter l’invasion des dravaniens et ramener la paix. L’élézenne resta dubitative quand à nos chances de succès et pour bien que nous comprenions les circonstances qui avaient provoquées cette guerre millénaire, elle nous raconta l’histoire tragique de Shiva et de Hraesvelgr, puis celle de Nidhogg qui perdit l’un de ses yeux par la faute d’un groupe de chevaliers sans scrupules.

Nidhogg avait, depuis, perdu la raison et son désir de vengeance réclamait une mer de sang pour s’apaiser. Si toute négociation était impossible avec lui, Alphinaud suggéra de demander une audience avec Hraesvelgr qui était resté neutre pendant tout ce temps. Cœur-de-Glace nous proposa aussitôt de nous servir de guide à travers la Dravania, si nous allions voir le grand dragon alors elle voulait être avec nous.

Nous partîmes donc en direction de l’avant-pays dravanien avec un Alphinaud excité à l’idée de voir les merveilles du pays des dragons et un Estinien plein de doutes quant aux véritables intentions de notre guide.

Sur le chemin, nous fîmes une halte au village de la Penne pour s’approvisionner et obtenir des informations. Ce village était la seule présence humaine de la forêt des chocobos. Il avait été fondé par des chasseurs et était protégé de la fureur des dragons par la dense canopée des arbres. Malheureusement, les dragons qui se rassemblaient à l’ouest ne seraient pas le seul danger qui nous attendrait sur la route de Sohm Al.

La tribu barbare des gnathes, des sortes d’insectes, s’aventuraient de plus en plus souvent hors de leur ruche et même les dravaniens n’avaient pas été épargnés par leurs attaques. Les gnathes sont territoriaux par nature mais ils avaient rarement été hostiles par le passé.

Estinien nous enjoint de prendre la route la plus directe pour Sohm Al, nous n’avions pas le temps de faire des détours inutiles. Notre route vers l’ouest fut donc ponctuée par les attaques de monstres et de gnathes, ainsi que par les disputes incessantes d’Ysayle et d’Estinien. Leurs éclats finirent même par avoir un effet inattendu, Alphinaud s’énerva et leur ordonna de se taire. Quelle prouesse ! Je crois que je n’avais jamais vu le jeune élézen dans cet état.

Arrivés à l’Annexe Trine, occupée par les dragons, Ysayle nous demanda de la laisser parler et à Estinien de tenir ses mains loin de sa lance. Ce à quoi il promit de seulement se défendre. Le dragon Vidofnir, une connaissance de notre guide, vint à notre rencontre ; Elle lui expliqua la raison de notre venue mais il eut du mal à la croire, notamment à cause de la présence du dragon céleste avec nous.

De toute façon, même si Vidofnir avait voulu accéder à notre requête il n’aurait pas pu. Il devait rester à l’Annexe pour la protéger du dieu des gnathes. En effet, sans que personne n’ait le moindre soupçon, ils avaient invoqués un primordial.

Alphinaud proposa alors de les débarrasser de cette menace en échange de notre passage. De simples humains réussiraient là où les dragons avaient échoués ? Impossible ! Et il n’était aucunement question de revenir le voir en cas d’échec.

Estinien était furieux. Pourquoi devions-nous perdre du temps avec un primordial pour pouvoir parler avec un vulgaire dragon ! Mais nous n’avions pas le choix et nous fîmes le chemin inverse jusqu’à la Penne.


Aksa

Les développeurs

 

 

Les festivités des feux de la mort battaient leur plein et je décidais d’aller assister aux feux d’artifices en hommage des victimes du 7ème Fléau à Ul’dah.

A peine arrivé au Puits qu’une lalafelle, Lala Nonura, m’aborda paniquée. Selon elle, des insectes mécaniques appelés « bugs » tentaient d’envahir le thanalan. Je ne pouvais pas laisser ces créatures perturber la commémoration et piétiner la mémoire de nos disparus. Je sautais sur Golgoth et partis en toute hâte, accompagné par le ménestrel errant qui se trouvait là lui aussi. Nous repoussâmes les vagues d’insectes mécaniques, non sans effort. Lorsque le calme fut revenu, je ramassais une sorte de boulon qui semblait émettre des sons.

De retour à Ul’dah, je montrais le boulon étrange au ménestrel. Il remarqua de suite que des lettres apparaissaient en rythme avec la mélodie et il m’envoya voir un traducteur de ses amis, puis un écrivain et un ingénieur.

Après avoir couru dans toute la ville, nous comprîmes enfin ce qu’il se passait. Ce boulon faisait partie d’un dispositif, de l’ancien empire allagois, permettant de produire en masse des armes mécaniques. Pour le neutraliser, il suffisait de jouer une mélodie spécifique près de l’un de ces « bugs ». Cela stoppa l’invasion mais la localisation de cette machine resta un mystère. Il ne restait plus qu’à espérer que ces insectes ne reviendraient pas.

Le ménestrel était tellement heureux qu’il décida de jouer une ode en l’honneur des âmes créatives qui égayaient le quotidien des habitants d’Eorzéa. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai eu une brusque envie de le frapper avec un marteau et de l’attacher à un arbre, allez savoir.

 

 

Je secouais la tête pour chasser ces pensées mais je sentis mon esprit s’évader et sombrer dans les ténèbres. Qu’avait-il encore fait ?! Quand j’ouvris les yeux, je vis que je me trouvais dans un endroit qui ressemblait un peu au refuge des roches, mis à part que de nombreux bureaux et paravents se trouvaient de part et d’autre de la pièce.

Un hyurois s’approcha de moi et me salua. Il avait un nom domien, Na… Naoki… Yoshida. Selon ses dires, je me trouvais dans une sorte de dimension parallèle qui s’appelait la « salle des développeurs » et les gens qui se trouvaient ici travaillaient pour le bien d’Eorzéa. Il m’invita à venir lui parler dans son bureau après avoir fait le tour des lieux et parler à tout le monde. Ils étaient apparemment impatients de me rencontrer.

Je flânais au milieu des bureaux, regardant les affiches accrochées un peu partout. L’équipe de Naoki avait tous des noms domiens et semblaient particulièrement affairés. Ils parlaient de « joueurs », de « mises à jour », d’ « expérience ludique », de « satisfaire tous nos désirs » et d’un tas d’autres choses que je ne comprenais pas.

Je fus surpris d’entendre un balai magique dire que nous, les miqo’tes, mangions des lalafels ! Mais je crois que ce qui me choqua le plus fut de voir Gémellia en personne. Ai-je bien entendu, ils veulent lui doubler sa vie ? Mais qui sont ces gens ?! Le dragon ne semblait pas hostile alors je m’éloignais.

 

 

J’ouvris les portes du bureau de Naoki. Une grande table flanquée de nombreuses chaises me séparaient de lui et de la personne avec qui il semblait discuter. Des maquettes d’aéronef trônaient à ma droite. Je contournais la table par la gauche, longeant des panneaux couverts de nouvelles affiches. Je les observais et sursautais lorsqu’une poupée de guerrier de la lumière sembla apparaître brusquement à mon côté, sur la table. Probablement mon imagination, elle devait être là depuis le début et je ne l’avais tout simplement pas remarqué.

 

 

Des affiches en particulier attirèrent mon attention. C’était des dessins très réalistes de Cid, de Minfilia et des jumeaux. Quelle précision dans les traits ! L’artiste avait parfaitement réussi à capturer leur personnalité. Derrière, deux personnes parlaient de rajouter des meubles ou des mascottes lors d’une « mise à jour ». Mais qu’est-ce donc qu’une mise à jour ?!

Secouant la tête, je me tournais enfin vers mon hôte domien. Il semblait avoir toutes les peines du monde à se débarrasser de l’étreinte d’un élézen qui le dépassait d’une bonne tête. Il me lança un regard reconnaissant lorsque je le saluais et me demanda de le suivre.

Nous revînmes dans la salle principale et toute l’équipe des « développeurs » vint m’acclamer. Naoki fit un discours qui m’était incompréhensible. Je fus néanmoins chaleureusement remercié pour mon soutien et mes exploits. Cela faisait plaisir à entendre même si je restais grandement perplexe car ses mots tournaient dans ma tête, en une tentative d’ordonner ce charabia.

 

L’heure est venue pour cette vision de prendre fin.

Vous allez bientôt ouvrir vos yeux et sortir de ce rêve éveillé.

Vous pouvez être sûr que nous continuerons à veiller sur vous, toujours au premier rang pour assister à vos exploits, Guerrier de la Lumière.

 

 

 

Quoi ? Non, attendez ! J’ai l’impression que vous avez dit quelque chose de totalement scandaleux. Je ne comprends pas. Qui êtes-vous ? Etes-vous des dieux ou des asciens ? Comment avez-vous pu détruire le monde ? Votre orgueil a-t-il provoqué le 7ème Fléau ? Jouez-vous à un jeu avec nos vies ? Et qu’est-ce que les culottes arachne de soigneur viennent faire dans cette histoire ? Dites-moi, j’ai besoin de savoir ! J’ai tellement de questions à vous poser !

Un sourire et une main tendue furent ma seule réponse.

Les ténèbres m’enveloppèrent de nouveau et lorsque je rouvris les yeux j’étais de retour à Ul’dah. Je racontais ce que j’avais vu à Lala et au ménestrel mais ils ne furent pas d’une grande aide. A ce moment-là, les feux d’artifice éclatèrent au-dessus de nos têtes.

 

Prenons un moment pour nous recueillir

et raviver le souvenir de toutes les vies qui se sont éteintes trop vite.

Pour ne pas revivre les tragédies passées, il est important de ne jamais les oublier.

 

 

 

Avais-je tout simplement rêvé ? Quelques jours plus tard je sus que cela n’avait pas été le cas. Devant moi se tenait l’élézen que j’avais vu aux côtés de Naoki. Il s’appelait Kai Torla et il se rappelait être allé là-bas lui aussi. En fait, beaucoup d’aventuriers avaient eu la même vision que nous. Les rumeurs allaient bon train sur cette « salle des développeurs » et sur Kai aussi car ils étaient nombreux à l’avoir vu. Mais cette dimension nous était désormais fermée. Peut-être ses portes se rouvriront-elles l’année prochaine ? Prions pour que ce soit le cas.


Aksa

 

 

Un grand merci à Naoki Yoshida, son équipe et à toutes les personnes qui ont participées à créer et développer le monde de Final Fantasy XIV. Merci du fond du cœur. Sans vous je n’aurais probablement pas recommencé à écrire comme je le fais maintenant.

 

Des pirates à la plage

 

 

L’été est revenu et avec lui la chaleur torride. Cette année encore, les bombardos n’ont pas fait leur apparition en Eorzea et n’ont pas fait monter la température plus que de raison. Mais personne ne les a oubliés et les cités-état se sont décorées de leurs couleurs ardentes.

 

 

La guilde des aventuriers a décidé d’organiser des festivités à Costa del Sol et a invité tout le monde à y participer. Quoi de mieux que le soleil, la plage et le bleu de l’océan pour s’amuser en attendant les magnifiques feux d’artifices de la nuit.

Tout se passait pour le mieux jusqu’à ce que des pirates viennent s’enivrer sur la plage et faire peur aux festivaliers. Après avoir discuté avec Wunthyll il apparut que ces pirates s’étaient installés sur les Rives sanglantes pour les coloniser bien avant que Gegeruju ne rachète les terres et les exproprient. Du coup ils voyaient d’un très mauvais œil que des gens viennent s’amuser à cet endroit.

P’obyano leur proposa alors d’intégrer la guilde des aventuriers. Travailler pour la guilde leur permettrait de mettre en valeur leurs compétences de combat et pourrait éventuellement leur permettre de se faire un nom. Wunthyll fut emballé par l’idée et promis de bien se tenir durant le reste de la fête et de parler avec ses compagnons, mais j’allais devoir m’occuper des plus récalcitrants.

Mon temps fut principalement occupé à ramasser les bouteilles vides éparpillées sur le sable et corriger les gêneurs et les monstres qui semblaient pulluler. Bizarrement, les choses se calmaient comme par enchantement lorsque les feux d’artifices commençaient. Tout le monde tournait alors le regard vers le large et s’émerveillait du spectacle. Lors du final des cris et des applaudissements retentissaient de toute part.

 

 

Les bombardos seront-ils là l’année prochaine ? Rien n’est moins sûr. Mais ce que je sais c’est que la guilde des aventuriers sera toujours là pour veiller.


Aksa

Bouc émissaire (épisode 5)

Episodes précédents :

Bouc émissaire (épisode 1)

Bouc émissaire (épisode 2)

Bouc émissaire (épisode 3)

Bouc émissaire (épisode 4)


- Regardez, je crrrois qu’il reprend conscience.

- Sire Dia, comment vous sentez-vous ?

Les voix étaient pour Aksa comme des murmures venus de très loin. Il entrouvrit les paupières, cligna plusieurs fois les yeux pour s’habituer à la luminosité de la pièce et vit que plusieurs personnes étaient penchées sur lui. Les yeux alors grands ouverts, il tourna la tête à droite et à gauche. Il ne se trouvait plus sur un sol de pierre mais dans un lit moelleux au beau milieu d’une chambre cossue. V’kebbe et Jarla Butler le fixaient avec un mélange d’inquiétude et de soulagement.

- Où… où suis-je ? dit-il d’une voix pâteuse.

Jarla lui posa une main sur le bras et lui sourit.

- Vous êtes chez moi. Vous étiez gravement blessé et ma maison était la plus proche.

- Combien de temps suis-je rresté inconscient ?

- Trois jours.

- Je vois…. Quoi ?!

Aksa essaya de se redresser mais une violente douleur à l’abdomen le stoppa net. V’kebbe, paniquée, le força à se recoucher.

- Tu ne dois pas te lever, tes blessures ne sont pas encore guérrries.

- Je… je dois prrévenir Menphi… Elle doit être morte d’inquiétude.

- Ta soeurrr t’a veillé tout ce temps. Elle prend un peu de repos maintenant, regarde.

La miqo’te s’écarta, révélant un autre lit près de celui où se trouvait Aksa. Menphi dormait, allongée sur les couvertures, un coussin dans les bras. Elle avait les traits tirés et avait visiblement pleuré. Rassuré, Aksa se tourna de nouveau vers les deux femelles à son chevet.

- Que s’est-il passé après que j’ai perrdu connaissance ? Et comment as-tu su que j’étais là ?

V’kebbe lui fit alors un résumé des événements. La guilde des surineurs comptait de nombreux membres dans tout Limsa Lominsa. Coïncidence ou pas, l’un d’eux avait vu Aksa être transporté par les sbires du capitaine. Il les avait suivis puis avait prévenu Jacke qui avait rapidement monté une opération de secours. Pour des raisons évidentes, V’kebbe s’était infiltrée plus avant que les autres afin de retrouver Aksa, mais trop tard.

Jacke et son équipe les avaient rejoints peu de temps après la perte de connaissance du miqo’te. Par chance, il avait fait appel à un mage blanc de passage qui s’était tout de suite occupé des blessures d’Aksa, mais elles étaient trop graves et ils avaient dû le transporter jusqu’ici.

Le capitaine et ses hommes avaient été livrés aux casaques jaunes. Comme des preuves de malversations avaient été trouvées lorsque les lieux avaient été fouillé, l’avenir promettait d’être sombre pour eux.

Jarla Butler prit alors la parole. Elle le remercia chaleureusement de ce qu’il avait fait pour elle, tout d’abord lors de leur première rencontre, puis lors des discussions qui suivirent plus tard. Il lui avait ouvert les yeux sur elle-même et sur l’homme qu’était son mari. Mais Jehan avait fini par avoir vent de leurs rendez-vous. Il avait alors enfermé sa femme à double tour. Elle avait réussi à s’échapper quelques jours plus tôt et c’est ce qui avait mené à la situation actuelle. Elle s’excusa alors profusément, elle n’avait pas voulu le mêler à toute cette histoire.

Aksa lui prit la main et lui sourit.

- Votre mari aurait trrouvé une autre personne à blâmer de toute façon.

- Oui c’est vrai. En tout cas, j’ai décidé de prendre un nouveau départ dans la vie.

- Ça c’est la Lala que j’ai appris à connaître.

Aksa ferma les yeux un instant.

- Cela fait beaucoup d’inforrmations à digérer et je suis fatigué. J’aimerais me reposer.

- Bien sûrrr, nous allons te laisser. Je dirais au docteur de venir te voir plus tard. Venez Jarla.

La hyuroise hocha la tête puis les deux femelles sortirent de la pièce et refermèrent la porte derrière elles. Le silence tomba comme une chape de plomb. Aksa regarda de nouveau sa sœur, elle semblait paisible malgré les cernes qui ornaient ses yeux.


Aksa

Episode suivant :

Bouc émissaire (épisode 6)

A la recherche d'Ysayle (épopée 3.0)

 

 

Arrivé au manoir de la Maison Fortemps, nous apprîmes avec stupeur que les dravaniens préparaient une nouvelle attaque sur Ishgard. En effet, des trappeurs avaient aperçu un vol de dragons qui obscurcissait le ciel. Le dernier assaut était trop récent et les ishgardais commençaient à peine à s’en remettre, ils ne se relèveraient pas de celui-là.

Alphinaud suggéra alors de faire appel à Cœur-de-Glace car elle pourrait certainement nous aider à négocier avec les dragons. Estinien arriva et demanda à nous accompagner, si nous devions rencontrer des dragons il voulait être de la partie. Il nous conseilla néanmoins de ne pas révéler les détails de notre plan à sire Aymeric afin  qu’il ne puisse pas être accusé de comploter avec des hérétiques. Nous allâmes donc voir Sire Aymeric pour lui demander d’empêcher Ishgard de déclencher une attaque préventive sur les dragons avant que nous n’ayons réussi à négocier avec eux.

Le temps jouait contre nous, nous ne savions pas combien de temps Sire Aymeric pourrait réfréner les pulsions combatives d’Ishgard et nous devions d’abord trouver Cœur-de-Glace pour mettre notre plan à exécution.

Avant notre départ, Tataru tint quand même à offrir à Alphinaud de nouveaux vêtements, plus chaud, qu’elle avait cousu elle-même. Sur ce, nous nous dirigeâmes vers le dernier endroit où nous avions rencontré Cœur-de-Glace, dans les hautes terres du Coerthas occidental. Plus aucun hérétique n’occupait la vieille ferme abandonnée mais ils avaient laissés quelques surprises derrière eux.

Les créatures que nous tuâmes avaient éparpillé des lettres de correspondance entre cette base et l’amphithéâtre d’Akh Afah. C’est à cet endroit que nous avions rencontré Ysayle pour la première fois. Malgré la défaite de Shiva sous nos coups, les hérétiques avaient, semblait-il continué à occuper les lieux. Nous trouverions forcément quelqu’un qui saurait où elle se trouvait.

Ce fut peine perdue. Non seulement ils refusèrent de discuter avec nous mais en plus ils nous attaquèrent. La seule piste que nous arrivâmes à glaner nous ramenait à notre point de départ. L’enquête que nous fîmes alors auprès des soldats du Convictoire fut assez alarmante. Beaucoup de soldats se laissaient convaincre par les promesses des hérétiques et les rejoignaient.

Au final, il n’était pas si dur de rencontrer des hérétiques, les soldats nous apprîmes qu’il suffisait de faire brûler un feu violet. C’est Estinien qui trouva la réponse à cette énigme, il suffisait de faire brûler des peaux de yak. Je partis donc chasser quelques yaks pendant qu’Estinien et Alphinaud essayaient de récolter du bois sec dans ce paysage enneigé.

Le feu allumé, une épaisse fumée violette s’éleva. Il ne nous restait plus qu’à attendre que l’on vienne à notre rencontre.


Aksa

Interlude

Assis sur son lit, Aksa soupira. Avant, tout allait bien dans son harem. La vie coulait paisible. Mais depuis quelques temps des rivalités et des jalousies avaient vu le jour. Qu’avait-il bien pu faire de travers pour que la situation en arrive là ? Il se prit la tête à deux mains alors que doute, tristesse et incompréhension l’assaillaient dans cette bulle de temps figé.

- Grand-frrrère, ça va ?

Le miqo’te sursauta en sentant une main sur son épaule. Menphi se tenait devant lui, l’air inquiète, alors qu’il ne l’avait pas entendu venir.

- J’ai frappé plusieurrrs fois mais tu ne répondais pas. Que se pas…

Aksa attira sa sœur vers lui, lui enlaça la taille et pressa son visage contre son ventre. Surprise, Menphi ne résista pas. Elle pouvait sentir les tremblements qui l’agitaient. Elle caressa doucement les cheveux d’Aksa, s’attardant sur la douceur de ses oreilles rabattues en arrière. Ils restèrent ainsi de longues minutes sans qu’ils ne disent un mot jusqu’à ce que la situation commence à devenir inconfortable.

- Aksa, laisse-moi mieux m’installer, je commence à m’engourdir.

Le miqo’te la lâcha, tête baissée. Elle arrangea les coussins, monta sur le lit et toucha légèrement le bras de son frère. Il vint s’allonger à côté d’elle et passa un bras autour d’elle, posant sa tête sur son épaule. Les cheveux devant les yeux, il gardait toujours le silence.

- Tu veux m’en parrrler ?

Aksa se crispa.

- Ce n’est pas grave. Tout irrra bien.

Elle recommença à lui caresser les cheveux tendrement. Les tremblements d’Aksa diminuèrent peu à peu et cessèrent tout à fait. Il se détendit complètement et, bientôt, sa respiration calme et profonde indiqua à Menphi qu’il s’était endormi.

Elle écarta les cheveux qui cachaient son visage, déposa un baiser sur son front puis posa sa tête contre celle de son frère et se laissa doucement glisser dans le sommeil.

Plus tard, Amalah vint les chercher pour le dîner et les trouva endormis dans les bras l’un de l’autre ; Elle sourit et les recouvris d’une couverture. Ce soir elle mangerait seule avec Kest.


Menphi

Retour à Ishgard (side épopée 3.0)

Durant le trajet de retour, une myriade de choses tournait dans ma tête. Les dravaniens, les Héritiers, la situation à Ul’dah, des considérations personnelles... Mais la préoccupation qui m’occupait le plus l’esprit concernait la sultane.

Par les Douze, quel soulagement cela avait été lorsque Dulala avait confirmé nos soupçons. J’avais senti un poids s’enlever de mes épaules, une forte culpabilité que j’avais gardée au fond de mon cœur depuis ce jour funeste.

Elle se tenait là, devant moi, lorsque je l’avais vu boire ce vin qui l’avait fait s’effondrer. Dans la confusion des événements je n’avais pas eu le temps de confirmer son état et je l’avais cru morte. Par « bonheur », le seigneur Lolorito nous avait tous manipulés et Nanamo était en vie. Mais où la cachait-il et pourquoi la maintenait-il prisonnière ?

Je n’oubliais pas non plus que le général Raubahn avait perdu l’un de ses bras à cause de ses machinations. Un mâle aussi franc et droit que lui ne méritait pas un tel traitement. Même si Lolorito a sauvé la vie de la sultane, je ne lui pardonnerai pas sa fourberie.

Mais nous arrivions bientôt à la Sainte cité. Lolorito devrait attendre, des affaires plus pressantes nous attendaient.


Aksa

L'extraction (épopée 3.0)

 

 

Tataru avait une terrible nouvelle à nous annoncer…Le général Raubahn Aldynn allait être exécuté pour crime contre le sultanat. Le choc fut grand pour nous. Raubahn exécuté ? Non, nous ne pouvions pas le laisser mourir sans rien faire.

Alphinaud nous enjoint à garder notre calme. Nous ne pouvions pas foncer à Ul’dah tête baissée, nous avions d’abord besoin de renseignements sur la situation là-bas avant de décider de nos mouvements. C’est là qu’il me demanda de l’accompagner à Limsa Lominsa pour parler à l’amirale Merlwyb. Il avait gardé contact avec elle après notre fuite d’Ul’dah et elle était restée notre alliée.

Arrivés à la cité maritime, nous fûmes introduits dans le salon de l’amirale. Elle nous apprit que, bizarrement, la mort de la sultane n’avait pas encore été annoncée. Que pouvait bien mijoter le seigneur Lolorito ? Mais l’heure n’était pas aux conjectures, d’après les ninjas domiens, Raubahn avait été transféré par les Braves du Cristal dans un endroit inconnu en vue de son exécution.

Nous prîmes contact avec Higiri au Glas des Revenants. Elle avait réussi à s’échapper lors du fiasco du banquet et se sentait toujours redevable envers les Héritiers. Elle ferait une alliée de poids pour cette opération. Notre investigation nous mena dans le thanalan oriental où Yuyuhase et son unité avaient été vus se dirigeant vers Halatali.

Arrivés sur les lieux, Houzan nous appris que ce traître d’Ilberd y était entré peu de temps avant. Nous étions donc au bon endroit. Maintenant que nous avions confirmé où les Braves avaient caché Raubahn nous devions faire vite, chaque seconde d’hésitation accroissait la possibilité qu’Ilberd fasse du mal au général.

Nous allions nous lancer lorsque nous eûmes la surprise de voir Yugiri nous rejoindre. Nous progressâmes dans Halatali sans heurts, l’endroit était mystérieusement désert, bien trop désert.

Nous finîmes par trouver Raubahn enchaîner à un dispositif magitek. Nous cherchions un moyen de le libérer lorsque Yuyuhase apparut et nous enferma avec un rire sardonique, puis des gaz empoisonnés envahirent la pièce. Ce maudit lalafel voulait se débarrasser de nous sans se salir les mains !

Le temps nous était compté avant l’asphyxie et nous avions tellement de choses à faire. Défoncer la porte, combattre les monstres attirés par les gaz, trouver la source des gaz et la désactiver, récupérer la clef des chaînes.

Raubahn enfin libéré se fut Ilberd, accompagné de Yuyuhase, qui arriva. Il nous cracha de nouveau sa haine au visage. S’ensuivit un combat plein de rage à l’issu duquel il n’y eut ni vainqueur ni vaincu. Les traîtres s’enfuirent dans un flash de lumière et nous nous occupâmes d’un Raubahn avec le moral au plus bas. Mais la nouvelle que la sultane était peut-être toujours en vie lui redonna toute les forces dont il avait besoin.

A la sortie nous retrouvâmes Houzan qui nous annonça avec fierté que tous les Braves du Cristal avaient été arrêtés mais qu’il n’avait vu ni Ilberd ni Yuyuhase. Par les Douze ! Ces deux-là sont aussi glissants que des anguilles.

Un messager apparut et nous apprit que sa maîtresse et Urianger nous attendait au Refuge des sables. Après vérification avec ce dernier nous nous mîmes en route. Urianger nous accueillit avec son habituel flegme, accompagné de Pipin, de Padashan et de Dulala, la chef de l’Ordre de Naldthal !

Pour le plus grand bonheur du général, Dulala nous confirma que la sultane était en vie, quelque part. Teledji Adeledji aurait comploté seul et le seigneur Lolorito, l’ayant appris, aurait fait remplacer le poison par une puissante drogue. Il avait ainsi laissé le général Aldynn s’occuper de son rival pour lui.

Mais nous n’eûmes pas trop le temps de nous pencher sur la question du « pourquoi » ni du « comment ». Alphinaud avait reçu un appel par linkperle et nous dûmes repartir pour Ishgard en toute hâte.


Aksa

Vive les mariés!... Encore

Ceremonie lien eternel

 

Ellis York, chef de la compagnie libre Shingeki no Tamashii, et Wakaba Tan, chef de la compagnie libre Genso Suikoden, ont enfin pu être unis par les liens sacrés du mariage. Je dis « enfin » parce que ce n’était pas gagné d’avance.

 

 

En effet, Ellis et Wakaba devaient s’unir avant mon mariage avec Kest. Ils nous avaient tous réunis une première fois mais à cause d’un petit problème « technique » que je ne préciserai pas dans ces lignes pour préserver la réputation de la perpétratrice, la cérémonie avait été ajournée. Et c’est alors que nous devisions joyeusement dans l’antichambre que nous avons appris la triste nouvelle. Nous étions alors rentrés chez nous dépités.

 

 

Ils nous avaient donc donnés rendez-vous pour une nouvelle cérémonie, nous espérions que c’était la bonne cette fois-ci. De retour dans l’antichambre de la chapelle, les invités se moquaient profusément des futurs mariés, faisant même des paris sur la suite des événements.

 

 

Contre toute attente, on finit par nous appeler pour la cérémonie. Nous nous installâmes dans la chapelle et les portes s’ouvrirent sur les deux tourtereaux. La cérémonie se déroula sans incident et ce fut même un soulagement lorsque le prêtre nous montra qu’ils avaient tous les deux bien signés le registre.

 

 

Et cette fois, c'est les mariés qui repartirent, heureux, sur leur chocobo.

 


Aksa

Le Saint Siège (épopée 3.0)

 

A peine étions-nous revenus au manoir que l’on vint nous apporter une convocation de l’Archevêque Thordan VII, il requérait ma présence. Cette audience était un véritable honneur pour moi qui suis de condition modeste et étranger à Ishgard. Je me rendis à la Sainte Chapelle sans plus tarder, impatient de découvrir ce dont le père de la cité voulait me parler.

J’entrais dans une sorte de salle du trône. Des gardes sur les côtés, Sire Aymeric à gauche, tendu comme une corde d’arc, des chevaliers de l’azur à droite. Au centre se tenait l’Archevêque, un vieillard à la barbe blanche. Je fus accablé par le poids des ans, même pour un élézen il devait être très vieux.

De prime abord affable, il s’excusa de ne pas être venu à ma rencontre en raison de son grand âge mais je ne lui en tenais pas rigueur. Puis, il s’excusa pour ce terrible malentendu pour lequel de fausses informations avaient induit ses chevaliers en erreur et conduit à l’arrestation d’Alphinaud et de Tataru.

Sire Zephirin, le chef des chevaliers de l’azur, prit alors la parole et présenta également ses excuses pour les accusations infondées portées par Sire Grinnaux sans son accord.

Je jetais un coup d’œil à Sire Aymeric. Ces belles paroles, qui avaient tout de diplomatique et étaient probablement vides de sens, me laissaient un goût amer dans la bouche. Dans le doute, je décidais d’accepter leurs excuses.

C’est alors que Thordan VII demanda à ce que nous soyons laissés seuls. Sire Zephirin tenta bien de protester mais il finit par s’incliner et sortit avec tous les autres. L’Archevêque allait-il me dire ce qui s’était réellement passé ? Contre toute attente, c’est un sujet bien plus grave qu’il aborda avec moi.

En effet, il m’avoua que les asciens avaient pris contact avec lui pour lui proposer leur aide dans la guerre contre les dragons. Choqué… oui, je fus choqué qu’il m’annonce cette nouvelle avec un tel aplomb alors qu’il savait pertinemment que les asciens étaient nos ennemis.

Il m’assura toutefois qu’il n’avait aucunement l’intention d’être leur pantin et qu’il faisait semblant d’être dans leur camp pour pouvoir connaître leurs plans et ainsi les contrer. Ca tenait la route, l’Archevêque n’avait pas pu s’asseoir à cette place et vivre aussi vieux sans être définitivement retors. Mais il jouait là un jeu dangereux qui pouvait lui coûter très cher.

Finalement, il me demanda ma coopération pour se débarrasser des asciens et ainsi établir une paix durable en Eorzea. J’acceptais volontiers car nous avions ce but en commun.

De retour au manoir, J’eus la bonne surprise de voir que Tataru et Alphinaud étaient enfin de retour du tribunal. Ce dernier fut heureux de constater que l’Archevêque n’était pas, au final, aussi terrible qu’on le craignait.

Mais ses réflexions devraient attendre car Tataru avait une terrible nouvelle à nous annoncer…..


Aksa

Le Manoir d'Aksa a fait peau neuve sur un nouveau site plus beau et avec plus de fonctionnalitées.

Tous les futurs articles et textes seront mis en ligne là-bas.

Rejoignez-moi et continuez à me suivre.