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Le nouvel empereur

Sur une musique de "Emperor's new clothes" de Panic! At the disco.

 


Bienvenue dans mon cercle d’amis

Je suis de retour en ville

J’étais en voyage longtemps

Mais j’ai repris du service

C’est la position qui donne

Tout le pouvoir

Mais les rois ne sont que des ombres

Qui ne méritent pas leur place

 

Maintenant vous êtes prévenu

 

Laissez-moi le trône

Mon armure optimisée

Vous ne pouvez pas tester

(Si je le prends, je le garde)

Le trône

Si près que je peux le toucher

Vous ne pouvez pas tester

(Si je le prends, je le garde)

 

Fourbe et menteur, vous n’avez rien vu

Je suis pourri jusqu’à la moelle

Je suis tellement mieux que vous tous

Regardez-moi, enviez-moi

C’est la position qui donne

Tout le pouvoir

Au zénith des aventuriers

Mon groupe est une sommité

 

Maintenant vous êtes prévenu

 

Laissez-moi le trône

Mon armure optimisée

Vous ne pouvez pas tester

(Si je le prends, je le garde)

Le trône

Si près que je peux le toucher

Vous ne pouvez pas tester

(Si je le prends, je le garde)

 

Si vous ne faites pas attention

Je prendrai jusqu’à vos habits

La fourberie est tout un art

Dans lequel je suis passé maitre

 

(Si je le prends, je le garde)

Laissez-moi le, le, oui laissez-moi

Le trône

Mon armure optimisée

Vous ne pouvez pas tester

(Si je le prends, je le garde)

Le trône

Si près que je peux le toucher

Vous ne pouvez pas tester

(Si je le prends, je le garde)


Aksa

L'ombre d'un sourire

 

 


La bête est là dans l’obscurité, il le sait. Il peut entendre sa respiration presque sentir son souffle empoisonné sur son visage. Peut-être que si il s’éloigne doucement elle ne le remarquera pas. Qu’est-ce donc ? Pourquoi n’arrive-t-il pas à bouger ?

La bête est proche, la bête est là. Elle pose son regard acide sur lui, elle l’a vu ! Elle ouvre la gueule sur deux rangées de crocs acérés. Il ferme les yeux, il ne veut pas voir ces crocs approcher, la peur lui enserre le ventre. Mais la bête ne veut pas le dévorer ou du moins pas tout de suite. Elle promène sa langue chaude et humide sur son corps, elle goûte sa peau salée de terreur.

La bête se détourne, s’est-elle désintéressée de lui ? Non, une silhouette étrangement familière se dessine. La bête saute sur elle, avide de chair et de sang. Elle déchire la peau fragile, boit le liquide vermillon de la silhouette qui se tord de douleur.

Non… arrêtez... ne lui faites pas de mal. Je vous en prie.

Mais les mots restent coincés dans sa gorge, l’étouffant. Une douleur indicible serre son cœur. Ne pouvant retenir ses larmes il se met à sangloter.

Je vous en supplie, prenez ma vie en échange de la sienne… Je ferai tout ce que vous voudrez.

Une chose molle atterrit à ses pieds, un tas de chairs sanguinolentes. Il veut fermer ses paupières mais une sorte de curiosité morbide l’en empêche, clouant son regard sur ce corps que seule la tête permet de reconnaître en tant que tel. Et ce visage qui le regarde de ces yeux vides de toute étincelle de vie.

S’en est trop pour lui.

 

 

∞                 ∞

 

 

- Noooon !

Aksa s’était redressé dans son lit. Son cœur battait la chamade et ses entrailles étaient douloureusement serrées. Il posa une main sur sa peau couverte de sueur comme pour vérifier qu’il était bien réel puis prit quelques inspirations profondes pour calmer sa respiration saccadée.

- Un cauchemar, rrien de plus, se dit-il d’une voix tremblante.

Ce n’était pas la première fois qu’il se réveillait en pleine nuit la peur au ventre. Mais pourquoi maintenant alors que cela faisait déjà plusieurs années que la bête n’était pas venue le déranger dans son sommeil ? Il était trop tôt ou trop tard pour ce genre de questionnement stérile.

Le miqo’te frissonna, son cerveau maintenant réveillé venait de se rendre compte que l’air dans sa chambre était frais et que sa transpiration faisait chuter sa température interne. Il sortit de son lit, s’arrêtant un instant pour apprécier la douceur du tapis sous ses pieds. Il avait bien fait de l’acheter. Il s’enveloppa dans une grande serviette et se dirigea vers la salle d’eau. Une bonne douche lessiverait la sueur et ses idées noires.

Arrivé à destination, il alluma quelques bougies pour garder une ambiance douce et pendit la serviette à un crochet. L’eau était froide, aussi froide que la pluie qui s’infiltre dans les moindres recoins des vêtements pour te tremper jusqu’aux os. Peut-être était-ce à cause du cauchemar qu’il venait de faire mais sentir cette eau froide glisser sur sa peau fit remonter en lui le souvenir d’un soir où il avait frappé à la porte d’une maison avec sa sœur.

L’eau se réchauffa et le souvenir de ce soir pluvieux s’envola, remplacé par celui d’un corps chaud pressé contre le sien. S’il fermait les yeux il pouvait sentir les bras qui l’enveloppait, les mains qui couraient sur lui, explorant les moindres recoins de son être. Leur simple évocation le laissait parcouru de doux frissons de plaisir.

Il commença à se caresser du bout des doigts, doucement, savourant les sensations que cela lui procurait. Les bras d’abord puis les épaules et le torse, il sentait ses muscles se détendre partout où il passait. Il s’attarda sur ses tétons qui se durcirent et lui firent pousser un petit soupir, descendit sur les côtes puis le ventre, les fesses, les cuisses. Il effleura l’intérieur des cuisses puis remonta vers l’aine et son membre dressé.

Il l’empoigna à pleine main alors même que les souvenirs affluaient en lui. Il se rappelait comment les lèvres de son amant parcouraient son sexe doucement de haut en bas, enflammant ses sens et attisant son désir. Encouragé par les gémissements d’Aksa, il le prenait alors goulument dans sa bouche tandis qu’un de ses doigts s’aventurait entre ses fesses pour le titiller avant de s’enfoncer doucement en lui. Aksa passait alors les mains dans les cheveux de son amant, l’invitant à accentuer ses mouvements. Il aimait le taquiner, faire monter son désir jusqu’à le laisser au bord de la jouissance. Il retournait alors le miqo’te et enfonçait son sexe jusqu’à la garde.

Aksa se rappelait encore des coups de reins qui lui arrachaient des cris de plaisir, de la main qui s’activait sur son sexe. Le miqo’te s’appuya sur le mur, cette main était la sienne. Un grognement lui échappa lorsque son sperme jaillit et vint maculer le carrelage du mur. La délivrance le laissa haletant mais l’esprit clair.

Il saisit la serviette et se sécha les cheveux en retournant dans sa chambre. Un sommeil sans rêves l’attendait.


Aksa

Promenade à Sharlayan

 

Aksa passa les bras autour de la taille d’Amalah et l’embrassa dans le cou. De là où ils étaient perchés, loin au-dessus du primordial Alexander, la cité abandonnée de Sharlayan s’étendait dans son écrin émeraude. Au-delà de la devise des érudits se trouvait le campement en expansion d’Idyllée. Derrière eux, la grande bibliothèque de Gubal trônait à flanc de montagne, gardienne éternelle du savoir des sages.

- Ma chérrie, n’est-ce pas un paysage magnifique ?

- Oui mon coeurrr, répondit-elle en se blottissant dans les bras de son mari. J’aimerais montrer cette vue à notre fille.

- Elle le verra, nous l’emmènerrons quand elle sera plus grande.

- Si seulement il n’y avait pas tous ces monstres et ces gobelins de la Main indigo, il ferait si bon vivrrre ici.

- Tu n’as qu’un mot à dire et tout ceci sera à toi, je t’offrirai cette région et tout ce qu’elle contient.

Amalah sourit doucement. La perspective était alléchante. Etablir leur famille dans ce cadre garantirait aux enfants présents et à venir un environnement agréable mais ils seraient isolés de la société.

- Je n’ai pas besoin de tout ça. Seulement de mon mari et de notre fille.

- Qu’il en soit donc ainsi.

Ils restèrent silencieux quelques minutes, savourant la chaleur du soleil de l’après-midi.

- Nous devrions rrentrer, Aerith et Menphi nous attendent à Ishgard.

- Tu as raison.

Aksa siffla entre ses doigts et un chocobo qui faisait deux fois sa taille vint se poser à côté d’eux. L’oiseau se coucha pour leur permettre de monter sur son dos, d’abord Amalah puis Aksa. Ils s’envolèrent alors en direction du Coerthas occidental.


Aksa

Une histoire de famille (épopée 3.1)

 

 

Après avoir pris quelques jours pour me reposer et pleurer les compagnons tombés au combat, je retournais à Ishgard pour voir si nous avions des nouvelles de nos amis disparus. La piste de F’lhaminn menait à Radz-at-Han, la retrouver n’était plus qu’une question de temps, et les restes brisés des linkperles d’Yda et Papalymo avaient été retrouvés à Ul’dah. Tous les trois étaient en vie, quel soulagement. Nous n’avions encore aucun indice sur Minfillia et Thancred mais l’un des élèves de Baldesion avait proposé de nous aider et devrait bientôt nous rejoindre.

Des affaires plus urgentes réclamaient mon attention. Le Capitaine général m’avait fait mander au palais de l’Ordre du Temple. Les récents événements avaient propulsé sire Aymeric à la tête d’Ishgard et il avait un grand nombre de problèmes sur les bras. La vérité sur leur passé et les machinations de l’Archevêque avaient provoqué des troubles dans la population de la Sainte Cité.

Afin ramener la paix dans l’esprit de chacun, Aymeric avait décidé de mettre un terme définitif à la guerre contre les dragons en prouvant qu’il était possible de s’entendre avec eux. Il nous demandait donc d’accompagner Lucia à l’Annexe Trine pour solliciter une visite diplomatique de Vidofnir.

Nous nous mîmes en route dès nos préparatifs terminés. Un voyage sans encombres nous fit traverser le Coerthas occidental et l’avant-pays dravanien jusqu’à la tour habitée par les dragons. Vidofnir écouta de bonne grâce la requête de Lucia, si c’était pour la paix elle ne voyait pas d’inconvénient à venir elle-même se présenter au peuple d’Ishgard mais elle devait d’abord en parler à son père Hraesvelgr.

Il était temps pour nous de nous séparer. Lucia décidé de rester encore un peu à l’Annexe pour parler avec les dragons avant de retourner à Ishgard. Alphinaud et moi nous rendîmes à Sharlayan pour accueillir ce nouvel allié qui allait nous aider à retrouver nos amis.

Nous retrouvâmes Y’shtola à Idyllée. L’érudite que nous attendions tous n’était autre que Krile, une lalafelle qu’Alphinaud connaissait très bien car ils avaient fréquenté l’école de magie à la même époque. Son côté taquin ne manqua pas de faire monter le rouge aux joues du jeune élézen et de le faire paniquer. Ahah, non ce n’est pas bien de se moquer.

Krile pensait pouvoir nous aider à retrouver la trace éthérée de Thancred, mais pour cela elle avait besoin de l’œil de cristal de maître Matoya. De retour dans la caverne de Matoya et après les « politesses » d’usage entre elle et Y’shtola, nous apprîmes que Krile possédait également le pouvoir de l’écho et qu’elle pouvait utiliser son pouvoir sur l’œil de cristal, qui était en fait un ancien cristal de la lumière, pour retrouver notre ami.


Aksa

Le retour de l'égorgeur

 

- Mouahaha ! Je ne vais pas vous rater avec mes ciseaux !

Je fixais d’un air perplexe celui qui, revêtu d’une redingote rose, agitait ses ciseaux devant son visage. Pas la peine de se demander pourquoi tout Limsa Lominsa le prenait pour un coupe-jarret lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois. Il est vrai que ses manières ambigües pouvaient effrayer plus d’une personne ne le connaissant pas.

- Jandelaine, un jour tu vas finirr par faire mal à quelqu’un.

- Balivernes ! Mon habileté à utiliser mes outils ne saurait faillir !

Jandelaine était une célébrité dans tout Eorzéa, il était surnommé « l’esthéticien aux doigts d’argent ». Je l’avais tiré d’une mauvaise passe par le passé et pour me montrer sa reconnaissance il m’avait octroyé le privilège de l’appeler sans rendez-vous préalable. Je dis « privilège » car d’habitude il fallait attendre plusieurs lunes pour pouvoir profiter de son art. Il avait fait une affaire car je ne le dérangeais pas souvent.

J’ouvris la bouche pour lui expliquer quel genre de coiffure je voulais mais il prit une pose dramatique et m’intima le silence.

- Non, ne me dites rien ! Je vais m’occuper de vous !

Il se jeta sur moi, ciseaux et peigne en avant. Sa dextérité était telle que je ne voyais que des flashs de lumière alors même qu’il s’activait sur ma chevelure. Il ne lui fallut que quelques minutes pour revoir complètement mon look.

- Alors ? Qu'est-ce que ça fait d'être complètement changé ? Vous voyez maintenant la vie en rose, j'en suis sûr.

- Vrraiment parfait Jandelaine, lui dis-je en me regardant dans un  miroir.

- Bien sûr ! Vous pouvez désormais considérer ce jour béni, celui de votre renaissance, votre nouvel anniversaire. Je vous souhaite donc un joyeux anniversaire.

Sur ces paroles il se détourna et partit la tête haute.

 


Aksa

Sur la tombe d'Haurchefant (épopée, interlude 3.0-3.1)

 

 

J’étais seul sur ce promontoire qui faisait face à Ishgard. J’avais dit à mes amis que je voulais me recueillir un moment sur la tombe d’Haurchefant. La stèle se dressait là, tristement. Le bouclier, frappé du blason de la maison Fortemps, un trou béant en son centre, qu’il avait utilisé pour me protéger et les lys de nymeia apportés par Tataru, étaient les seules notes de couleur dans ce paysage morne.

Les souvenirs commencèrent à affluer en moi.

 

La première fois que je suis allé au camp de la Tête du dragon tu m’as accueilli à bras ouverts. Tu n’étais pas comme tous ces nobles qui sont réfractaires aux intéractions avec les gens d’autres cités. Un optimiste invétéré, une oasis de chaleur, voilà ce que tu étais. Tes hommes te trouvaient un peu bizarre mais ils t’adoraient et ils t’auraient suivi jusque dans le monde des ténèbres si tu le leur avais demandé.

Tu as tout mis en œuvre pour m’aider dans ma mission et ensemble nous avons sauvé la réputation de la Maison Haillenarte. Notre amitié était née et elle ne fit que grandir au fil de nos rencontres. Tu n’avais que l’entrainement en tête et c’était parfois assez comique. Comme la fois où tu t’es presque entièrement déshabillé devant tes soldats pour que je tate tes muscles. Quelle rigolade se fut ! En plus, combattre avec toi et contre toi était toujours un véritable plaisir.

Contre toute attente, notre amitié s’est transformée en quelque chose de plus fort, ta chaleur a réveillé le cœur que je croyais mort depuis des années. Qui j’étais, d’où je venais n’avaient aucune importance pour toi, tu as pris tout mon être dans tes bras et tu as fait vibrer les fondements de mon âme. Il n’y avait aucun refus de possible avec toi et je crois bien que c’est ce qui m’a sauvé.

Te rappelles-tu quand j’ai affronté Shiva pour la première fois ? Tu étais tellement inquiet pour moi qu’il avait fallu plusieurs soldats pour te retenir de venir me rejoindre. Je suis certain que la chaleur de nos corps aurait pu faire fondre la glace mais je doute que Shiva aurait apprécié le spectacle.

Après la débâcle du festin à Uld'ah, lorsque nous avons perdu la trace des Héritiers, tu étais là pour nous protéger et tu as même réussi à remonter le moral d’Alphinaud. Un véritable coup de force, vu qu’il était au trente-sixième dessous. Tu nous as offert un nouveau foyer et tu as convaincu ton père, le chef de la maison Fortemps, de nous aider. Tu n’attendais rien en retour car tu avais vraiment le cœur sur la main.

Parcourir les rues de ta ville natale, entrer dans la maison qui t’avait vu grandir, rencontrer ta famille, fut un véritable honneur. Mais cela ne fit qu’ajouter à ma douleur après coup car je ne peux plus, désormais, poser mon regard nul part sans que ton visage ne vienne à mon esprit.

Ce jour-là, lorsque nous avons pris d’assaut le Saint-Siège, j’aurais dû refuser que tu viennes… Aaah je sais que tu aurais refusé, nous avions besoin de toutes les personnes disponibles.

 

Je m'effondrais à genou dans la neige et pressais mon front sur le sol dur et froid. Les mots que j’avais gardés en moi jusque-là franchirent la barrière de mes lèvres.

- Pourrquoi ? Pourquoi a-t-il fallu que tu te retrouves dans ce sol gelé ?

Il avait été le seul à sentir le danger arriver. Il m’avait protégé de son bouclier et de son corps mais qui l’avait protégé lui ? Ni son courage, ni ses principes, ni même moi. J’étais resté pétrifié, assistant au spectacle sans rien faire. La Lame d’argent n’était plus et c’était entièrement ma faute.

- Si je n’avais pas été là… Si seulement j’avais rréagi… C’est ma faute, ma faute.

Je frappais le sol du poing tandis que mes larmes se mêlaient au manteau immaculé qui le recouvrait. Les derniers mots que j’avais prononcés résonnaient encore et encore dans le silence telle une malédiction que je me serais lancée. Je ne sais pas combien de temps je passais ainsi avant que quelque chose ne me recouvre.

- Akash’a tu n’es pas fautif, tu n’aurais rrrien pu faire.

- Il est morrt.

- Je sais.

Des mains posées sur mes épaules m’aidèrent à me redresser.

- La devise d’Haurchefant n’était-elle pas « Un bon chevalier se doit de prrrotéger ses amis et ses frères d'armes, coûte que coûte » ?

C’était effectivement sa devise. Il risquait tout, même sa propre sécurité si c’était pour protéger ses camarades. Haurchefant avait un sens de l’honneur et de la justice digne des plus grands chevaliers… un sens du sacrifice aussi.

J’essuyais mes yeux d’un revers du bras. Que dirait-il s’il me voyait ainsi, lui dont la dernière volonté avait été que je ne sois pas triste et que je me rappelle de son sourire. Maintenant que sa mort avait été vengée je me devais de ne pas être triste, de faire bonne figure malgré la tristesse qui étreignait mon cœur.

- Mais tu es blessé, fais voirrr ta main.

Je baissais le regard et constatais avec surprise que la main avec laquelle j’avais frappé le sol était en sang. Je ne sentais pourtant rien. Un petit sort de soin, un léger essuyage et il n’y paraissait plus rien, comme dans un rêve.

Menphi souriait, elle mettait rarement son masque lorsque nous n’étions que tous les deux. J’aurais aimé qu’elle l’enlève plus souvent et qu’on voit à quel point elle est jolie, qu’elle se trouve quelqu’un avec qui faire sa vie. Ça lui viendra bien un jour.

Nous nous relevâmes sans un mot et repartîmes en direction du camp de la Tête du dragon. Je jetais un dernier coup d’œil vers la stèle puis saisi la veste dont Menphi m’avait couvert et la posais sur ses épaules.

 

Jamais je ne t’oublierai mon très cher ami, mon amour.


Aksa

Un an déjà

Cela fait 1 an, jour pour jour, que j’ai créé ce site et que j’ai commencé à écrire. J’ai commencé à jouer à Final Fantasy XIV à la sortie de la 2.0. Je ne suis pas, à la base, un gros fan des FF et je n’ai pas spécialement joué à ceux qui sont sortis jusque-là mais j’ai rapidement accroché lorsque j’ai découvert le monde d’Hydaelin.

J’accorde toujours de l’attention à l’aspect de mes personnages, quel que soit le jeu, et j’ai mis un soin tout particulier à faire l’apparence d’Aksa. Mon phantasme rêve était devenu réalité, avoir un catboy sexy rien que pour moi.

C’est après avoir joué quelque temps que j’ai découvert l’historique des miqo’tes. A partir de là, les rouages de mon imagination ont commencé à tourner et n’ont eu de cesse de remplir ma tête d’images et de situations variées.

Le background d’Aksa a beaucoup évolué à partir de mon postulat de départ de joli cœur. Depuis, il a eu son propre harem et s’est marié à 2 reprises. Sa famille a commencé à prendre forme, notamment avec sa fille Aerith et sa sœur Menphi. Il a eu des moments heureux et a vécu des drames.

J’ai encore des idées plein la tête pour jouer avec mon Aksa. Ces idées c’est vous qui me lisez, qui me laissez des commentaires, vous que je rencontre en jeu qui me les donnez.

Vous allez d’ailleurs bientôt pouvoir découvrir l’enfance d’Aksa dans les épisodes de « De fourrure et d’écailles » dont j’ai déjà publié le prologue. Vous y découvrirez ce qui a fait de lui ce qu’il est maintenant. Je vous montrerai d’autres aspects de sa psyché.

Vous avez probablement vu que j’ai hébergé les fans fictions d’autres joueurs. Si vous aussi vous êtes intéressés, je me ferai un plaisir de publier vos écrits. Pour répondre à une question qui m’a été posé par le passé, je publierai également les histoires à contenu mature. J’ai, de toute façon, l’intention d’en écrire sur Aksa. Donc ne vous bridez pas et écrivez ce que vous avez envie.

J’accepte également les requêtes pour des articles ou des textes particuliers.

Pour finir, quelques mots sur le prochain article d’épopée. Ce sera un interlude entre la 3.0 et la 3.1, un article plein de nostalgie et d’émotions. Je conseille aux plus sensibles d’entre vous de prévoir des mouchoirs.

Tnerolf et Orann remettent le couvert

Ceremonie lien eternel

 

 

Notre cher Piky et son ex-mari Orann ont décidé de se remarier. Ils nous avaient dit que la cérémonie serait décontractée. Bon d’accord mais à quel point ? Dans le doute j’ai préféré leur demander de me montrer les costumes qu’ils allaient portés le jour J. Ah… en effet, très décontracté… voir même déshabillé.

Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas comme si je n’avais pas l’habitude de me promener torse nu. Je mettais justement acheté un tout nouveau short de bain il n’y avait pas si longtemps et la casquette que l’on m’avait offerte à la Valention ferait un ensemble parfait avec. Se mettre à l’aise ça me connaissait.

Il s’avéra qu’une partie des invités avait respecté les consignes de « décontraction » données par les mariés. C’est ainsi que ma charmante femme vint avec un deux-pièces très sexy.

Eh ! Je vous vois là-bas, si vous posez autre chose que votre regard sur elle vous le regretterez !

 

 

Je ne fus pas déçu, les promis arrivèrent en maillots de bain. Un peu plus « décontracté » et ce n’est plus un mariage auquel nous aurions assisté mais autre chose. Enfin vous voyez de quoi je veux parler, mes chères femelles, qui attendent mon retour à la maison, voient très bien.

 

 

Nous avons mis un sacré boxon dans la chapelle avec le champagne et les confettis en tout genre. Même si c’était leur deuxième mariage, il n’était pas question de ne pas fêter l’occasion comme il se devait. Puis les voir s’embrasser aussi peu vêtu fut un spectacle des plus rafraichissants.

 

 

 

 

Je crois que je ne me lasserai pas de voir Orann porter le bouquet. Pourquoi ne pas lui offrir des fleurs de temps en temps ? Hmm... idée à creuser.


Aksa

Premiers pas vers la paix (épopée 3.0)

 

 

 

 

Le Père de tous les dragons m’avait emmené loin dans les cieux d’Azys Lla. Je lançais un dernier coup d’œil au vaisseau amiral. Là-bas, deux menaces s’étaient éteintes alors même qu’une autre renaissait de ses cendres, bien plus puissante qu’avant.

Je rejoignais mes amis qui m’attendaient à bord de l’Excelsior, tous les cinq m’accueillirent joyeusement. Mais lorsqu’Y’shtola s’enquérit de ce qu’il était advenu d’Estinien, je ne pus que secouer la tête avec tristesse. Le dragon céleste ne reviendrait pas avec nous, peut-être même ne le reverrions-nous jamais.

Je profitais du voyage du retour à Ishgard pour leur raconter tout ce qu’il s’était passé. Leurs émotions s’enchaînaient sur leur visage, de la joie à la tristesse en passant par la colère. Nous ne pouvions rien faire pour le moment, nous devions faire notre rapport sur la situation et décider de ce que nous allions faire ensuite.

A notre arrivée à la Sainte Cité, Sire Aymeric, le Comte de Fortemps et ses fils nous attendaient. Les gardes, plutôt habitués à ce que les dragons les attaquent, bandèrent leurs arcs sur moi mais ils furent promptement arrêtés par le Capitaine.

Nous leur apprîmes la mort de l’Archevêque et de ses chevaliers puis Midgardsormr prit la parole. Il voulait savoir ce que le Capitaine général avait l’intention de faire. Ils discutèrent de l’avenir sous les yeux ébahis du tout Ishgard. Aymeric était confiant car Nidhogg n’était plus et ne mènerait plus les dragons à la guerre. Il apprit donc le retour de celui-ci et sa possession de son ami d’enfance avec chagrin. Mais cela ne fit pas fléchir sa résolution de mettre fin à l’inimitié qui existait entre les citoyens d’Ishgard et les dragons.

 

 

Quelques jours plus tard, Ishgard faisait son retour en grande pompe dans l’alliance éorzéenne lors d’une cérémonie avec les dirigeants des quatre cités-états et en présence d’une foule immense.

Malgré la perte d’amis précieux, tous ces efforts n’avaient pas été en vain. Ishgard ne serait plus jamais isolée. Le vent de renouveau que Sire Aymeric allait apporter sur le Saint-Siège ne serait pas sans perte ni fracas, nous le savions mais nous avions confiance en l’avenir. Nous le devions à ceux qui ne pouvaient voir mûrir les fruits de leur sacrifice.

 

 

L’espoir était revenu dans tout Ishgard. Depuis mon arrivée dans la cité, les combats s’étaient enchaînés… les dragons, les hérétiques, les rebelles, le clergé, les maisons nobles, il avait fallu se battre à chaque pas que nous avions fait. Malgré tout, nous avions réussi à repousser les ténèbres, assez pour reprendre notre souffle.

Je décidais de me reposer quelque temps. C’était l’occasion rêvée pour rendre visite à un ami que j’avais un peu négligé, occupé comme je l’étais à courir dans tous les sens.


Aksa

La Valention de tous les cœurs

Aujourd’hui c’est la Valention, un jour attendu par tous les couples d’Eorzéa. Cette année encore, Lisette de Valention encourage les amoureux à déclarer leur flamme à l’élu(e) de leur cœur. Cette fois-ci est un peu différente car elle a demandé à des voyantes de vérifier la compatibilité amoureuse des couples.

Cette année encore je n’ai personne avec qui partager cette journée. Pas que cela m’embête outre mesure, les mâles ne sont que des animaux. Une seule exception à cela, mon frère Aksa. Il a toujours été là lorsque j’ai eu besoin de lui, il m’a protégé. Il est beau et fort, je suis tellement fière d’être sa sœur. Tous les autres mâles pâlissent comparés à lui.

J’aurais voulu aller voir les voyantes avec lui mais il m’a dit qu’il avait décidé d’y aller avec Amalah. D’ailleurs les voilà, quel joli couple ils font tous les deux, ils ont l’air très amoureux. J’aime beaucoup Amalah, elle est intelligente et douce.

Tiens, il semblerait que les voyances aient donné des résultats positifs. Bien sûr, c’est de mon frère dont on parle là. Ils ont l’air heureux, c’est bien, ils le méritent.

 

 

Amy s’en va, je vais pouvoir aller parler à mon frère. Attends, à qui parle-t-il ? Alita ? Elle est revenue de son voyage ? Mais… ne me dis pas qu’il va retourner consulter les voyantes avec elle ? Elle ne fait même pas partie de son harem, comment était-il arrivé à la persuader de faire ça ? Ceci est un grand mystère.

Oh, ils rient comme des enfants, je me demande ce que les voyantes leur ont dit.

 

 

Maintenant, j’ai moi aussi très envie que l’on me tire les cartes mais avec qui y aller ? Je n’ai personne sous la main et je ne vois personne ici que je connaisse. Bon réfléchissons, si je zone dans la cité je vais peut-être croiser une tête familière.

…..

3 heures que je parcoure la ville, je vais devoir me résigner à rentrer à la maison. Mais qui vois-je au loin, ne serait-ce pas Orann ? Je sais qu’il aime les mâles, il ne me touchera pas, et il est plutôt potable pour un hyurois. C’est décidé, il fera l’affaire.

Ni une ni deux, je l’interpelle et lui propose d’aller consulter les voyantes pour s’amuser. Il accepte, super. Bon d’abord nous devons remplir des cartes avec des informations sur nous. Maintenant que vont nous dire les voyantes ? C’est surprenant, ma compatibilité avec Orann semble plutôt bonne... à condition de ne pas s'arrêter sur le fait que je ne suis pas du tout son type.

 

 

Je me suis bien amusée. Je vais rentrer à la maison mais je vais d’abord faire quelques courses, je dois acheter des chocolats.


Menphi

Jules et Jim... euh non Jun et Jinn !

Ceremonie lien eternel

 

- Sire Aksa, j’ai une lettre pour vous, kupo.

Le miqo’te interpellé se retourna vers le mog postier qui flottait joyeusement dans le jardin de la maison de compagnie.

- Oh merrci beaucoup. Bon travail, continuez comme ça.

- Merci chef, je continue ma tournée, kupo !

Aksa prit la lettre que lui tendait le mog et le regarda s’éloigner, son énorme sac en bandoulière. Donc, de qui était ce pli ? Il sortit un carton de l’enveloppe et le parcouru des yeux. C’était une invitation de Jun pour son mariage avec Jinn la semaine d’après.

Quelle excellente nouvelle ! Ils s’étaient enfin décidés. Un sourire s’épanouit sur le visage du miqo’te.

 

∞           ∞

 

Le jour J, je fis bien attention de ne pas être en retard, c’est tellement embarrassant d’arriver en plein milieu de la cérémonie sans même le bon costume. La plupart des invités étaient déjà arrivés et attendaient devant le Temple des Douze. Les futurs mariés étaient là aussi bien évidemment.

 

 

Il y avait beaucoup de membres de La Lance Foudroyante, je connaissais la plupart d’entre eux. Bonjour les Blitz. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, au milieu de tous ces gens, Kai Torla. Je ne l’avais pas revu depuis cette aventure surréaliste dans la salle des développeurs. Je le saluais avec joie.

 

 

C’était l’heure, nous entrâmes dans la chapelle. Nous nous installâmes sur les bancs décorés pour l’occasion. Les grandes portes s’ouvrirent et les héros de la journée remontèrent l’allée centrale. Jinn était très classe dans son costume bordeaux et Jun était sexy… même avec le bouquet à la main.

 

 

L’échange des alliances suivit. Je ne pus empêcher mon cœur de se serrer une fois de plus. Voir deux êtres s’unir me fait toujours cet effet. Surtout lorsqu’après ils s’envolent dans la nef. Quel beau spectacle tout de même, je ne m’en lasse pas, quel que soit le nombre de fois que j’y assiste.

 

 

Toutes mes félicitations aux mariés. Que les Douze vous bénissent pour de nombreuses années.

 

Un val cauchemardesque

5h du matin. Aksa s’était réveillé tôt ce jour-là. Il poussa la porte du séjour de la maison de compagnie, le silence était pesant. La lueur qui provenait de la cheminée éclairait la pièce d’une douce lueur tremblotante. Il dépassa les escaliers et jeta un coup d’œil au foyer. Une silhouette ramassée sur elle-même était assise devant la cheminée. Il s’approcha doucement.

- Orrann, qu’est-ce que tu fais là ?

Le hyurois sursauta, regarda Aksa avec des yeux hagards et saisit son pantalon.

- Aksa c’est bien toi ? Tu es réel ? merci les Douze.

- Viens t’asseoir plus confortablement, ne restes pas planté là.

Aksa aida Orann à se lever, il le guida jusqu’au canapé et prit place avec lui. Il lui mit une main sur l’épaule dans une tentative d’apaisement.

- Raconte-moi ce qu’il se passe. Ne t’en fais pas, rrien ne peux t’arriver ici.

Orann s’attrapa les épaules en tremblant.

- Je… j’ai fait un rêve, un terrible cauchemar. J’en ai des frissons rien que d’y penser. Je me trouvais à l’entrée du val d’Aurum avec des aventuriers, mon astrolabe à la main. Nous avons commencé notre plongeon dans ce donjon.

Il tourna la tête vers Aksa.

- Comment s’appellent ces petits animaux qui migrent en grand nombre vers leur mort ?

- Les lemmings ?

- Les lemmings… oui c’est ça.

Le hyur prit une profonde inspiration et continua son récit.

- Le premier monstre que nous avons rencontré était un nyx. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour les garder en vie mais pour une raison que j’ignore mes coéquipiers restaient dans les flaques de poison et… nous sommes morts. Puis j’ai ouvert les yeux, j’étais de retour à l’entrée du val. Les autres étaient repartis à l’assaut du nyx et je suis arrivé trop tard pour les sauver avant que la langue gluante du monstre ne m’attire à lui.

Orann se prit la tête dans les mains, ses yeux ne semblaient plus voir ce qu’il y avait en face de lui.

- C’est là que le véritable cauchemar a commencé. A chaque fois que nous mourions, nous réapparaissions à l’entrée, encore et encore. Bizarrement le nombre de mes coéquipiers augmenta, vague après vague d’aventuriers m’emportaient vers une mort certaine et une prompte résurrection.

- Ce n’était qu’un mauvais rrêve Orann.

- Tu ne comprends pas Aksa ! c’était véritablement un enfer ! Même la mort ne parvenait pas à m’en libérer. C’étaient des lemmings, je… je ne pouvais rien faire pour les sauver… rien.

Orann se ramassa sur lui-même et s’enferma dans son mutisme. Aksa ne pouvait pas le laisser comme ça, il décida de rester avec lui jusqu’à ce qu’il se sente mieux.


Aksa

Une question d'esthétique

Bonjour à tous, aujourd'hui je vous propose de me dire dans les commentaires quelle coiffure vous préférez pour Aksa.

Vous pouvez choisir 1 ou plusieurs coiffures parmi les 30 accessibles aux miqo'tes mâles.

 


Revanche pour un ami (épopée 3.0)

 

 

J’avais laissé s’échapper l’Archevêque et ses sbires mais deux asciens avaient péri. Je pris quelques temps pour me reposer et recouvrer mes forces puis je m’enfonçais plus profondément dans le navire amiral.

J’arrivais au réacteur de singularité, la figure imposante du primordial Thordan m’attendait, flanqué de ses sous-fifres. Je saisis fermement ma lance dans mes mains, l’heure n’était plus aux discussions stériles, les armes devaient parler.

Combattre 13 primordiaux ne fut pas une mince affaire, même si individuellement les chevaliers n’arrivaient pas à la cheville d’autres entités que j’avais combattue par le passé. A quel point étaient-ils faibles pour finir comme ça après transformation ? Le combat fut néanmoins très rude, je finis essoufflé et recouvert de blessures, appuyé sur ma lance. Les corps de mes ennemis gisaient autour de moi.

Un mouvement à ma droite attira mon attention, l’un d’eux semblait encore s’accrocher à sa misérable vie. Je me relevais péniblement et m’approchais du chevalier. Il rampait avec difficulté dans une tentative de se saisir de son arme.

Je posais un pied sur l’épée et l’envoyait glisser à plusieurs mètres de là. Le chevalier releva la tête et darda vers moi un regard rempli de haine. Ce visage… un sourire s’épanouit sur mes lèvres, je m’accroupis à son côté, lui attrapais les cheveux et l’obligeais à me regarder bien en face.

- Zephirin, merci d’être toujourrs en vie. Tu n’imagines pas à quel point j’ai attendu que nous nous retrouvions dans cette position.

J’eus droit à un rictus pour seule réponse. Ce n’était pas grave, je n’attendais pas de réponse de sa part, je ne VOULAIS pas de réponse car le sourire d’Haurchefant me hantait depuis ce jour-là.

Zephirin dut voir un changement en moi car sa haine se transforma peu à peu en peur. J’approchais mon visage du sien jusqu’à sentir son souffle chaud et saccadé.

- Tu veux vivrre ? Je pourrais te ramener à Ishgard afin que tu sois jugé pour tes crimes.

Il tressauta, ses yeux s’agrandirent et du sang coula de sa bouche. Je l’avais transpercé de ma lance sans même attendre qu’il parle.

- Mais je ne connaitrrai pas la paix tant que tu seras en vie.

Je retirais mon arme d’un coup sec et laissais Zephirin s’écrouler. Des soubresauts me secouèrent, un rire profond et sauvage s’échappa de mes lèvres, ma vue se brouilla. Mes larmes coulaient toutes seules.

Une main se posa sur mon épaule, c’était Estinien qui m’avait rejoint. Déçu d’être arrivé à la traîne, il se dirigea vers le corps de l’Archevêque. Il revint vers moi, un œil dans chaque main, les yeux de Nidhogg. Il se figea. Les yeux se mirent à briller de plus en plus.

Devant mes yeux ébahis se déroula une scène que je n’aurais jamais imaginé, même dans mes pires cauchemars. Le corps d’Estinien commença à se déformer, à s’étendre et un dragon se dressa bientôt devant moi. Pas n’importe quel dragon, Nidhogg en personne ! J’avais déjà vu des primordiaux s’incarner dans une personne vivante mais là il s’agissait d’un dragon, un dragon mort ! Comment cela pouvait-il être possible ?!

Le dragon déploya ses ailes et s’envola dans les cieux d’Azys Lla, sans que je puisse rien faire pour l’en empêcher. A peine avait-il quitté les lieux que le plafond commença à s’écrouler. Midgardsormr apparut à mes côtés et m’emmena loin de là.


Aksa

La mighoise

Petit hommage à Ala Migho, la plus puissante cité-état d'Aldenard, qui succomba sous les coups de l'envahisseur garlemaldais.

Sur des paroles légèrement modifiées de "La strasbourgeoise", un chant militaire.


Petit papa nous voici au printemps,
Car te voici déguisé en soldat.
Petit papa, dis-moi si c'est pour rire,
Ou pour faire peur aux tous petits enfants. | bis

Non mon enfant, je pars pour la patrie,
C'est un devoir où tous les papas s'en vont.
Embrasse-moi petite fille chérie,
Je rentrerai bien vite à la maison. | bis

Dis-moi maman, quelle est cette médaille,
Et cette lettre qu'apporte le facteur ?
Dis-moi maman, tu pleures et tu défailles,
Ils ont tué petit père adoré ? | bis

Oui mon enfant, ils ont tué ton père,
Pleurons ensemble, car nous les haïssons.
Quelle guerre atroce qui fait pleurer les mères,
Et tue les pères des petits anges blonds. | bis

La neige tombe aux portes de la ville,
Là est assise une enfant d’Ala Migho.
Elle reste là malgré le froid, la bise,
Elle reste là malgré le froid du jour. | bis

Un homme passe, à la fillette donne,
Elle reconnaît l'uniforme impérial.
Elle refuse l'aumône qu'on lui donne,
A l'ennemi elle dit bien fièrement : | bis

Gardez votre or, je garde ma puissance,
Soldat ennemi, passez votre chemin.
Moi je ne suis qu'une enfant d’Ala Migho,
A l'ennemi je ne tends pas la main. | bis

Tout en priant sous cette cathédrale,
Ma mère est morte sous ce porche écroulé.
Frappée à mort par l'une de vos balles,
Frappée à mort par l'un de vos boulets. | bis

Mon père est mort sur vos champs de batailles,
Je n'ai pas vu l'ombre de son cercueil.
Frappé à mort par l'une de vos balles,
C'est la raison de ma robe de deuil. | bis

Vous avez eu Doma et Gyr Abania,
Vous avez eu des milliers d'étrangers.
Vous avez eu Ilsabard et Othard,
Mais mon p'tit cœur vous ne l'aurez jamais,
Mais mon p'tit cœur il restera mighois.


Aksa

La mélodie des lycoris

Ceremonie lien eternel

 

Aksa se frotta le front alors qu’il sentait une migraine poindre. Les départs de ces derniers jours avaient entraînés une vague d’inquiétude parmi les membres de la compagnie. Il fallait gérer les remous provoqués.

Il observa le soleil qui allait bientôt disparaître derrière l’horizon. Il avait la vague impression  d’avoir oublié quelque chose. Qu’est-ce que cela pouvait bien être ? Son visage se décomposa lorsque la mémoire lui revint. Le… le mariage ! Il avait oublié le mariage. Quelle heure était-il ?

 

 

En pleine panique, Aksa activa l’une de ses linkperles.

- Melody ! Où êtes-vous ? Avez-vous commencé ?

- Aksa ? on vient d’échanger les alliances.

- Déjà ?! Bougez pas, j’arrrive.

- On t’attend mais dépêche-toi.

Aksa se regarda, il ne pouvait pas se présenter à la cérémonie habillé de cette façon. Mais… oh et puis mince, il n’avait pas le temps de se changer. Il se précipita vers le Sanctuaire des Douze. Melody et Lycoris trônaient au milieu des invités, telles deux anges.

 

 

 

Après quelques réjouissances bien méritées, le prêtre leur rappela qu'il était temps de mettre un terme à la cérémonie.

 

 

Aksa avait donc raté presque toute l a cérémonie. Il s'approcha des mariées l'air contrit.

- Les filles, je suis vrraiment désolé d'être arrivé en retard. J'étais pris par les affaires de la compagnie.

- Et bien pour te faire pardonner tu vas devoir nous cuisiner un bon repas.

- Quoi ? Mais... Bon je crois que c'est de bonne guerrre.


Aksa

Les dessous de la magismologie (épopée 3.0, donjon "Laboratoire de magismologie")

 

Le laboratoire de magismologie était un endroit où les allagois développaient des technologies mystérieuses et dangereuses, notamment afin de pouvoir contrôler des êtres tels que les primordiaux et les dragons anciens.

Malgré les millénaires d’abandon, cet endroit était en parfait état et les systèmes de défense fonctionnaient aussi. Je dus me frayer un passage, taillant en pièces les créatures mécaniques qui gardaient les lieux. Je tombais rapidement sur le premier obstacle sur ma route, Regula Van Hydrus, le commandant de la VIIème légion impériale, il était donc arrivé ici avant moi. Il était opiniâtre, fort et croyait dur comme fer que l’Empire était dans le vrai. Ce sont les pires…

Regula avait encore du chemin à parcourir avant de pouvoir être à mon niveau. Une fois l’ennemi à terre, je continuais mon chemin. Les allagois avaient vraiment de l’imagination quand il s’agissait de systèmes de défenses : des barrières, des ponts à activer, des sphères et cuves d’incubation ; on aurait dit que tout le laboratoire avait décidé de me mettre des bâtons dans les roues. Mais qu’importe, je m’enfonçais encore et toujours plus loin.

Jusqu’à ce que je bute contre un sphinx en pierre. Enfin je dis sphinx mais ce gars avait un sérieux dédoublement de personnalité, il se transformait tour à tour en mes vieux ennemis des nefs de confinement. Caducée, Mélusine et le biotréant, je pensais ne jamais revoir ces 3 là, pas après tout ce temps, ni en ce lieu. Mais je les avais déjà vaincus une fois et leur version édulcorée ne me posa pas de problèmes.

Un peu plus tard, j’arrivais dans une grande pièce dégagée. Je pensais y trouver Thordan et ses sbires mais ce furent deux asciens qui m’accueillirent. Je reconnus tout de suite le masque du premier, Lahabrea, cela faisait longtemps qu’il me narguait, trop longtemps. Je ne connaissais pas encore le deuxième, Igeyorhm.

On ne se sent pas assez confiant pour m’affronter seul ? C’est pour ça que tu as ramené ta copine ?

Les asciens me sous-estimaient encore. Ils m’affrontèrent chacun leur tour et je leur bottais les fesses bien comme il faut. Mais j’aurais dû me douter qu’ils me préparaient un coup tordu lorsqu’ils commencèrent leur monologue.

Une fusion ? sans déconner ? je peux le faire moi aussi ?

Par contre ils étaient devenus très laid. J’espère qu’une fusion n’oblige pas à devenir de la sorte à chaque fois. Bon, ils étaient laids mais beaucoup plus puissants qu’avant. Je dus utiliser tout mon savoir martial pour en venir à bout et la bénédiction d’Hydaelyn ne fut pas de trop.

Les deux asciens finalement séparés, Igeyorhm suggéra de s’enfuir. Pas si vite ! j’ai encore une surprise pour toi. Je l’emprisonais dans l’auralithe que m’avait confié Urianger puis je sortis l’œil de Nidhogg et déchargeais les dernières gouttes d’éther sur elle. Cela portait donc mon compte d’asciens à 2, c’était plutôt pas mal pour un être mortel tel que moi.

Mais je n’avais plus d’éther à disposition et Lahabrea le savait parfaitement. Il allait m’échapper une nouvelle fois ! Thordan et ses sbires choisirent ce moment pour entrer dans la pièce. Ils transportaient un sarcophage contenant le corps parfaitement conservé d’Haldrath. Enchâssé dans son torse, se trouvait l’œil jumeau de celui qui se trouvait dans ma main. L’Archevêque brandit son bâton et, à l’instar de Cœur-de-glace, invoqua l’âme du roi Thordan dans sa propre chair, il leva son épée.

Stop ! cet ascien est à moi !

Trop tard, Thordan trancha Lahabrea avec sa lame divine et l’ascien disparut pour toujours. Il se tourna vers moi et m’offrit une dernière fois le choix de le rejoindre ou de le combattre.

Je n’écoutais ces mots que d’une seule oreille, toute mon attention était tournée vers l’un des chevaliers, Zéphirin. La main crispée sur la hampe de ma lance, mon corps tout entier voulait se jeter en avant pour l’empaler. Mais ce n’était pas le moment, j’étais épuisé par le combat contre les asciens, je devais d’abord me reposer.

Ses menaces terminées, le groupe disparut. Parfait, cela me laissait le temps de reprendre des forces. Cette fois, je vengerais la mort d’Haurchefant.


Aksa

Le songe d'une nuit d'hiver

Le sage Louisoix m’a visité en rêve… Devrais-je vraiment dire « visité » ? Cela fait bien des lunes que nous avons libéré son âme de l’emprise du primordial Phénix, il a rejoint Nald’thal depuis longtemps. Comment pourrait-il me visiter ? Je suppose que voir Alphinaud hier m’a fait penser à lui… il avait l’air tellement réel pourtant.

Nous étions dans cet espace du Cristal-mère. « Entends… ressens… pense », se sont toujours les premiers que me dit Hydaelyn et je me retrouve dans cet endroit presque à chaque fois. Parfois, j’ai l’impression qu’elle a peur que je ne réfléchisse pas par moi-même et que je me laisse influencer par les douces promesses des ténèbres. Elle n’a pas à s’inquiéter, les promesses ne sont que des paroles vides de sens sans les actions qui doivent les accompagner.

Louisoix était donc là, face à moi, dos au Cristal-mère. Il me regardait en souriant, le sourire de quelqu’un de totalement bon. Il se dégageait de lui cette même aura douce et apaisante qu’il avait la dernière fois que nous nous étions rencontrés. Ses lèvres bougèrent et j’entendis sa voix dans ma tête.

 

Lumière et ténèbres, dans la mer des étoiles enlacées,

Formèrent quatorze reflets de leur être décomposé

La lumière craintive fit germer la vie en tous lieux

Que les ténèbres vindicatives voulurent sacrifier aux Dieux

 

Que la bénédiction du cristal soit sur les enfants d’Hydaelyn.

 

Je n’eu pas le temps de lui demander ce que voulaient dire ses paroles mystérieuses que je me réveillais.

La lumière et les ténèbres… Hydaelyn et Zordiarche ? et que sont les quatorze reflets ? La lumière serait créatrice de vie alors que les ténèbres nous la subtiliseraient. Louisoix essaie-t-il de me dire que la lumière et les ténèbres sont liées ?

Tout cela est très obscur et je ne peux faire que des suppositions. Il se pourrait bien que je trouve les réponses à certaines de mes questions la prochaine fois que je rencontrerai un ascien. Voilà une nouvelle raison de continuer ma route.


Aksa

De fourrure et d'écailles (prologue)

Il était une fois, un garçon miqo’te qui s’appelait Akash’a. Il vivait dans la forêt de Sombrelinceul avec sa famille. Il était l’aîné des garçons de sa fratrie. La naissance d’un mâle était déjà peu commune chez les miqo’tes mais plusieurs… une véritable bénédiction des esprits. Il ne le savait pas encore mais il aurait, au final, 8 sœurs et 2 frères.

Comme pour tous les enfants, son monde se limitait à sa famille et ses environs. Les Dia avaient une tradition, les mâles apprenaient le maniement de la lance dès leur plus jeune âge pour devenir des maîtres d’hast. Ils devaient être forts pour pouvoir protéger leurs biens et leurs proches.

Akash’a avait donc commencé à s’entraîner très tôt avec un bâton. D’après son instructeur, il devait d’abord s’habituer à la longueur et au poids de cette arme. Ceci afin de pouvoir, plus tard, manier une lance en toute sécurité. Son maître était son oncle du côté de sa mère, Mikh’to. Il s’était lui-même proposé pour instruire le jeune miqo’te dans l’art du combat, que ce soit à la lance, à main nue ou avec d’autres armes.

Les semaines passaient lentement sous les frondaisons, rythmées par le choc des armes, le silence pesant des études et les éclats de rire. Il semblait qu’elles se ressembleraient toutes… Jusqu’au jour où tout bascula, les ténèbres se révélèrent à lui et la malignité teinta son âme à jamais.


Aksa

Episodes suivants :

De fourrure et d'écailles (épisode 1)

De fourrure et d'écailles (épisode 2)

De fourrure et d'écailles (épisode 3)

De fourrure et d'écailles (épisode 4)

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